Ephéméride de la Shoah : 23 août

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Jan-Peter Pfeffer Amsterdam, Pays-Bas 3 mai 1934

23 Août
1940
1 000 jeunes juifs entre dix-huit et vingt-cinq ans sont rassemblés par les nazis à Czestochowa (Pologne) et déportés au camp de travail forcé de Ciechanov (province de Lublin). Aucun d’eux ne survivra.

1942 16 juifs, dont 2 femmes et un enfant, sont tués par la Gestapo de Warta (district de Sieradz, Pologne) lors de leur déportation. Les SS fusillent plusieurs centaines de juifs dans le ghetto de Mir (district de Baranowicze, R.S.S. de Biélorussie).
– 2 000 juifs du ghetto de Mordy (Pologne) sont assassinés par les nazis au cours d’une Aktion.
– Fin de la déportation la plus importante des 40 000 habitants du quartier juif de Lwow (Lvov, R.S.S. d’Ukraine) au camp d’extermination de Belzec, où tous les déportés sont assassinés par les SS.
– Début de la liquidation du ghetto de Zdunska Vola (district de Lodz, Pologne). 550 juifs sont tués aussitôt par les SS, environ 7 000 sont déportés au camp d’extermination de Chelmno et 1 000 hommes sont envoyés au ghetto de Lodz.

1943 1 260 enfants juifs de Bialystok sont déportés au camp de concentration de Theresienstadt, avant d’être envoyés au camp d’extermination d’Auschwitz.

1944  Libération du camp de concentration de Drancy, près de Paris.  1500 internés sont libérés. Plus de
61 000 juifs ont été déportés de Drancy vers les camps d’extermination à l’Est.

Sources www.israelvivra.com

Jan-Peter Pfeffer Amsterdam, Pays-Bas
3 mai 1934

Le père de Jan-Peter, Heinz Pfeffer, était un réfugié juif allemand marié à Henriette De Leeuw, une Juive néerlandaise. Terrifiés par la dictature nazie et le meurtre de l’oncle de Heinz dans un camp de concentration, ils émigrèrent aux Pays-Bas alors qu’Henriette était enceinte de neuf mois. Ils s’installèrent à Amsterdam.

1933-39 : Jan-Peter naquit peu après l’arrivée de ses parents aux Pays-Bas. Il avait 18 mois à la naissance de son petit frère Tommy. En 1939, les grands-parents et l’oncle paternels de Jan-Peter se réfugièrent eux aussi aux Pays-Bas. La langue maternelle de Jan-Peter et Tommy était le néerlandais et ils passaient souvent du temps dans la maison de famille de sa mère, à la campagne.

1940-44 : Les Allemands occupèrent Amsterdam en mai 1940. Malgré l’occupation allemande, Jan-Peter, âgé de 6 ans, ne vit pas grand changement dans sa vie quotidienne. Peu après son neuvième anniversaire, les Allemands envoyèrent sa grand-mère dans le camp de Westerbork. Six mois plus tard, Jan-Peter et sa famille furent envoyés dans ce même camp, mais sa grand-mère n’y était plus. Pendant l’hiver, les Pfeffer furent transférés dans un ghetto bien loin de là, appelé Theresienstadt, où Jan-Peter apprit le froid, la peur et la faim.

Le 18 mai 1944, Jan-Peter fut déporté avec sa famille à Auschwitz. Il fut gazé le 11 juillet 1944,
à l’âge 10 ans.

Sources http://www.ushmm.org

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Ephéméride de la Shoah : 22 août

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés. Ce n’était pas le fait de quelques hommes, mais bien de Nations, et d’états souverains et démocratiques.
Des lois ont été votées et mises en place pour pouvoir assassiner les juifs, légalement.
Pour chaque dizaine de collabos, il y avait un Homme ou une Femme, qui au péril de leur vie, mettait tout en œuvre pour sauver un Enfant, une Femme ou un Homme.

Tomas Kulka Olomouc, Tchécoslovaquie 25 mars 1934

22 Août

1941 760 patients, dont 60 enfants, soignés à l’hôpital de Dünaburg (Dvinsk, R.S.S. de Lettonie), sont fusillés par les nazis près de la ville, à Aglona. Parmi les victimes, on compte de nombreux juifs.
– 900 juifs de Budno (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine) sont arrêtés par les nazis, conduits dans le cimetière juif et fusillés. Les nazis créent alors un Conseil juif chargé d’exécuter tous les ordres de la Gestapo.
– Venant de Rovno, les nazis entrent à Stolin (district de Pinsk, R.S.S. de Biélorussie) et mettent fin à l’administration locale. Ils imposent aux juifs un tribut d’un million de roubles et prennent des otages afin d’en garantir le paiement. Désormais, des juifs sont tués quotidiennement dans la rue, soit par des policiers ukrainiens soit par des SS.

1942 1500 juifs de Sarnaki (district de Lublin) sont déportés par les SS, via Siedlce, au camp d’extermination de Treblinka. 10 000 juifs sont déportés du ghetto de Siedlce (Pologne orientale) au camp d’extermination de Treblinka pour y être tués par les SS. Un certain nombre de juifs parviennentà se cacher.
– Près de 12 000 juifs de Zdunska Vola (Pologne centrale) sont arrêtés par les SS au cours d’une Aktion de trois jours, puis déportés au camp d’extermination de Treblinka.
– Tous les 6 900 juifs de Losice (province de Lublin) sont déportés au camp D’extermination de Treblinka et tués par les SS. Des juifs habitaient Losice depuis le XVI Ie siècle.
– Tous les juifs habitant la campagne autour de la ville de Wielun (district de Lodz, Pologne) sont entassés par les nazis dans l’église Saint-Augustin de Wielun, où ils restent plusieurs jours sans nourriture et sans eau. Les malades, les infirmes et les vieillards sont assassinés par les SS à l’intérieur de l’église. Les 10 000 juifs restants sont déportés au camp d’extermination de Chelmno.

1944. — 2 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp d’extermination d’Auschwitz.

Source http://www.israelvivra.com

Tomas Kulka Olomouc, Tchécoslovaquie
25 mars 1934.

Les parents de Tomas étaient Juifs. Son père, Robert Kulka, était un homme d’affaires originaire d’Olomouc, une ville de Moravie. Sa mère, Elsa, était modiste à Brno, la capitale de la Moravie. Le couple aisé, parlait tchèque et allemand. Ils s’étaient mariés en 1933 et s’étaient installés dans la ville natale de Robert, Olomouc.

1933-39 : Tomas naquit un an et un jour après le mariage de ses parents. Quand Tomas eut trois ans, son grand-père mourut et les Kulka partirent s’installer à Brno, la ville natale de sa mère. Le 15 mars 1939, quelques semaines avant le cinquième anniversaire de Tomas, les Allemands entrèrent en Bohème et en Moravie et occupèrent Brno.

1940-42 : Le 2 janvier 1940, Tomas, ses parents et sa grand-mère furent expulsés de chez eux par les Allemands. Espérant sauver l’entreprise familiale, le père de Tomas décida de rester à Brno. Tomas étant Juif, il ne fut plus autorisé à fréquenter l’école. Un an plus tard, les parents de Tomas furent contraints de céder leur entreprise à un Allemand pour quelques deux cents couronnes tchèques, soit moins de dix euros. Le 31 mars 1942, les Kulka furent déportés dans le ghetto de Theresienstadt situé à l’ouest de la Tchécoslovaquie.

Le 9 mai 1942, Tomas fut déporté dans le camp d’extermination de Sobibor où il fut gazé.
Il avait sept ans.

Source http://www.ushmm.org

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Ephéméride de la Shoah : 21 août

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés. Ce n’était pas le fait de quelques hommes, mais bien de Nations, et d’états souverains et démocratiques.
Des lois ont été votées et mises en place pour pouvoir assassiner les juifs, légalement.
Pour chaque dizaine de collabos, il y avait un Homme ou une Femme, qui au péril de leur vie, mettait tout en œuvre pour sauver un Enfant, une Femme ou un Homme.

Renate Guttmann Teplice-Sanov, Tchécoslovaquie 21 décembre 1937

21 Août

1941 Les 2 500 juifs de Czyzev (district de Varsovie) sont conduits hors du ghetto pour être assassinés.
1942 Lors d’une Aktion de deux jours, 320 juifs sont assassinés par les nazis à Krasnodar (R.S.S. d’Ukraine).
– 1 008 internés juifs sont déportés dans des wagons à bestiaux du camp de regroupement de Westerbork au camp d’extermination d’Auschwitz.
– 4 000 juifs du ghetto de Turka (district de Lvov, R.S.S. d’Ukraine) et 800 juifs du village de Goray (Pologne) sont déportés par les SS au camp d’extermination de Belzec.
-Un convoi dans lequel s’entassent 1 000 juifs, hommes et femmes, quitte le camp de regroupement de Drancy (France) pour le camp d’extermination d’Auschwitz, où 892 déportés sont aussitôt gazés. 7 hommes seulement survivront aux atrocités du camp jusqu’à sa libération par l’armée soviétique, en 1945.
– Au cours de la liquidation du ghetto de Wieruszow (district de Wielun, Pologne), 80 juifs sont fusillés par la police.
– Au cours d’une Aktion sur une grande échelle, déclenchée par les nazis à Minsk-Mazoviecki (Pologne), où vivent 6 000 juifs, 1 000 d’entre eux sont fusillés par les SS et environ 4 000 déportés au camp d’extermination de Treblinka, où ils sont tués. Des juifs habitaient la ville depuis le XVe siècle.

Source Centre Simon Wiesenthal

Renate Guttmann Teplice-Sanov, Tchécoslovaquie
21 décembre 1937

Renate, son frère jumeau, René, et leurs parents juifs allemands vivaient à Prague. Peu après la naissance des jumeaux, les parents de Renate s’enfuirent vers Dresde, en Allemagne, pour échapper aux politiques anti-juives du gouvernement nazi. Avant de quitter l’Allemagne pour vivre en Tchécoslovaquie, le père de Renate, Herbert, travaillait dans l’import-export. Sa mère, Ita, était comptable.

1933-39 : Notre famille vivait dans un immeuble de six étages le long de la ligne de tramway n°22 à Prague. Une longue et raide volée d’escaliers menait à notre appartement où mon frère, René, et moi, partagions un berceau dans la chambre de nos parents ; une terrasse surplombait la cour. René et moi portions des vêtements sur mesure et nous étions toujours bien mis. Nous passions souvent nos journées à jouer dans un parc des environs. En mars 1939, l’armée allemande occupa Prague.

1940-45 : Juste avant mes 6 ans, nous fûmes envoyés à Auschwitz depuis le ghetto de Theresienstadt. Là-bas, je devins le matricule 70917. Je fus séparée de mon frère et de ma mère et conduite dans un hôpital où je fus mesurée et radiographiée ; on me fit une prise de sang dans le cou. Un jour, on m’attacha à une table et on m’entailla avec un couteau. Je reçus des injections qui me firent vomir et attraper la diarrhée. A l’hôpital, tandis que j’étais malade à cause des injections, des gardes vinrent chercher les malades qui devaient être tués. L’infirmière qui prenait soin de moi me cacha sous sa longue jupe et je fus en sécurité jusqu’à ce que les gardes soient partis.

Renate et son frère survécurent et se retrouvèrent en Amérique en 1950. Ils apprirent que, faisant partie des « Jumeaux de Mengele », ils avaient été utilisés à des fins d’expérimentation médicale.

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Ephéméride de la Shoah : 20 août

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés. Ce n’était pas le fait de quelques hommes, mais bien de Nations, et d’états souverains et démocratiques. Des lois ont été votées et mises en place pour pouvoir assassiner les juifs, légalement.
Pour chaque dizaine de collabos, il y avait un Homme ou une Femme, qui au péril de leur vie, mettait tout en œuvre pour sauver un Enfant, une Femme ou un Homme.

Zigmond Adler Liège, Belgique 18 juillet 1936

 

20 Août

1941 A Paris, le 11ème arrondissement est mis en état de siège après accord entre la préfecture de police et l’armée allemande, personne ne peut y entrer ou en sortir librement. Les stations de métro sont fermées. Les hommes doivent présenter une pièce d’identité et tous ceux qui avaient obéi à l’ordre de recensement des juifs sont arrêtés chez eux ou dans les rues par les policiers français. 
Aucune différence n’est faite entre citoyens français et étrangers.
– Pour la première fois des citoyens français juifs sont arrêtés et incarcérés au camp de Drancy ouvert le même jour. Ce camp de transit est gardé par des gendarmes français ; La plupart seront déportés par les deux premiers convois de mars et juin 1942. 
Du jour de son ouverture le 20 août 1941 jusqu’à sa libération le 18 août 1944, plus de 70.000 Juifs, dont 11.000 enfants (le plus jeune ayant 15 jours), ont transité par Drancy avant d’être déportés à Auschwitz. 
Seuls 2.500 d’entre eux ont survécu.
– La Gestapo assassine 350 juifs de Koretz (Ukraine).
– Après l’entrée des nazis à Minsk (Biélorussie), où vivent 60000 juifs, un ghetto est créé autour des petites maisons en bois.
– Après la déportation des 3 000 juifs du Banat à Tasmajdan, près de Belgrade, les nazis déclarent le Banat yougoslave, situé entre la rivière Tisa (Theiss), à l’ouest, et la frontière roumaine, à l’est, « purifié de ses juifs ».
– Deuxième arrestation massive de Juifs en zone occupée, à Paris. Les 4.232 hommes arrêtés par la police française sont internés au camp de Drancy, sous administration française.
– Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 997 juifs à destination du camp de concentration de Theresienstadt.
– Début de la déportation des juifs de Radzin (province de Lublin) au camp d’extermination de Treblinka.
– 8000 juifs de Falenica sont déportés en trois jours au camp d’exterminatin de Treblinka (Pologne).
– 2000 juifs de Rembertov (Varsovie) sont déportés au camp d’extermination de Treblinka. Tous sont tués par les SS.
– Durant quatre jours, 21 000 juifs sont déportés du ghetto de Kielce (Pologne) au camp d’extermination de Treblinka. Le ghetto se trouve ainsi pratiquement liquidé. Les 2000 juifs restants sont regroupés dans un camp de travail forcé.
– Un nouveau convoi de 1 000 juifs, hommes et femmes, quitte le ghetto de Theresienstadt en direction de l’est. Sa destination reste encore inconnue, car on ne signale aucun survivant. on pense que les déportés furent assassinés dans la région de Minsk (Biélorussie) par les SS.

1943 100 juifs sont assassinés par les SS à Koziany (Biélorussie).
– Le ghetto de Gleboki (Biélorussie) devait être liquidé, mais des groupes juifs, constitués pour combattre les nazis, y existaient déjà. Afin de briser la résistance et de rendre toute fuite impossible, les nazis incendient le ghetto. En deux jours, 3500 juifs sont tués par les SS et la police lituanienne. Quelques jeunes gens parviennent cependant à fuir et à se réfugier chez les partisans du groupe Kaganovitch. 60 juifs environ sur 6000 survivront à l’occupation.

Source http://www.israelvivra.com

Zigmond Adler Liège, Belgique

18 juillet 1936

Les parents de Zigmond étaient des Juifs tchécoslovaques ayant émigré en Belgique. Sa mère, Rivka, était chemisière. Elle était arrivée en Belgique étant jeune pour y trouver un emploi fixe. Imitant en cela son frère aîné, Jermie, qui avait installé sa famille à Liège plusieurs années auparavant. A Liège, Rivka rencontra Otto Adler, un homme d’affaires, et l’épousa. Le couple était impatient de fonder une famille.

1933-39 : La famille Adler vit naître Zigmond en 1936, mais Rivka mourut un an plus tard. Otto se remaria mais l’union ne dura pas. Le père de Zigmond se maria alors pour la troisième fois et Zigmond eut bientôt, une demi-soeur et une vie de famille équilibrée. Petit garçon, Zigmond rendait souvent visite à la famille de son oncle Jermie qui vivait à quelques mètres de chez lui.

1940-44 : Zigmond avait trois ans lorsque les Allemands occupèrent la Belgique. Deux ans plus tard, ils déportèrent son père au Service du Travail Obligatoire. Par la suite, la belle-mère de Zigmond quitta Liège, le confiant à oncle Jermie et tante Chaje. Lorsque les nazis commencèrent la rafle des Juifs à Liège, plusieurs amis catholiques d’oncle Jermie les aidèrent à obtenir de faux papiers et à cacher leur identité juive. Ils leur louèrent une maison dans un village alentour. Deux ans plus tard, un dimanche matin, très tôt, la Gestapo arriva dans la maison. Ils soupçonnaient des Juifs d’y habiter.

Zigmond, sa tante et deux de ses cousins furent envoyés dans le camp d’internement de Mechelen, puis à Auschwitz, où Zigmond, alors agé de 7 ans, fut gazé le 21 mai 1944.

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Ephéméride de la Shoah : 19 août

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés. Ce n’était pas le fait de quelques hommes, mais bien de Nations, et d’états souverains et démocratiques. Des lois ont été votées et mises en place pour pouvoir assassiner les juifs, légalement.
Pour chaque dizaine de collabos, il y avait un Homme ou une Femme, qui au péril de leur vie, mettait tout en œuvre pour sauver un Enfant, une Femme ou un Homme.

Mirjana Babunovic Dimitrijevic Sarajevo, Yougoslavie juillet 1921

19 Août

1941 1 500 juifs de la ville de Zambrow (province de Bialystok) sont assassinés par les nazis dans la région de Szumovo.

1942 Au cours de la campagne d’extermination massive des juifs d’Otvock (région de Varsovie), 7 000 personnes sont déportées au camp d’extermination de Treblinka. Les juifs d’Otvock se défendent farouchement : 2 000 d’entre eux sont fusillés sur place par les SS. 700 autres parviennent à fuir dans les bois.
– Un convoi de 1 000 juifs quitte le camp de regroupement de Drancy (France) pour le camp d’extermination d’Auschwitz, où 817 hommes et femmes sont aussitôt gazés. 5 déportés seulement survivront jusqu’à la libération du camp par l’armée soviétique, en 1945.
– 2 400 juifs du ghetto de Grodek (province de Galicie, R.S.S. d’Ukraine) sont déportés au camp d’extermination de Belzec. Environ 50 juifs sont fusillés et les blessés sont enterrés vivants par les SS.
– Durant trois jours, 17 000 juifs de la ville et de la région de Lutsk (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine), internés dans le ghetto, sont conduits sur les collines de Polanka pour y être fusillés par les SS.

1943 En quatre jours, le ghetto de Bialystok est liquidé.

1944 Un dernier convoi comportant surtout des juifs grecs, et aussi des juifs étrangers, quitte le camp de regroupement de Haidari (camp d’internement de la police situé dans le quartier Haidari) à Athènes pour le camp d’extermination d’Auschwitz.

Sources Centre Simon Wiesenthal

Mirjana Babunovic Dimitrijevic

Sarajevo, Yougoslavie – juillet 1921

Mirjana était la cadette des trois enfants d’une famille serbe aisée qui vivait dans la capitale de la Bosnie, au coeur de la Yougoslavie. Son père était un homme d’affaires ; c’était un nationaliste serbe convaincu. Comme ses parents, Mirjana fut baptisée selon le rite serbe orthodoxe. Elle fréquenta l’école primaire dans la ville pluriethnique de Sarajevo.

1933-39: Au collège, Mirjana étudia les langues étrangères et parcourut l’Europe de l’Ouest. Elle obtint son diplôme en 1938 . Cet automne-là, elle s’inscrivit à des cours d’anglais et de littérature anglaise à l’Université de Belgrade. A l’université, elle se fiança à Radoje Dimitrijevic, originaire de Macédoine, l’un de ses camarades qui suivait des études d’ingénieur.

1940-44: Mirjana épousa son fiancé en 1940. Les Allemands bombardèrent Belgrade le 6 avril 1941. Lorsque les Allemands envahirent la ville, Mirjana et Radoje partirent pour la Macédoine. Deux ans plus tard, Mirjana retourna vivre avec sa mère à Sarajevo, désormais sous le régime fasciste des Croates pro-Allemands. Au début de l’année 1944, la police croate arrêta Mirjana, sa mère et sa tante parce qu’elles étaient serbes.

Après avoir refusé de se convertir au catholicisme, Mirjana fut déportée à Jasenovac, un camp de concentration dirigé par les Croates.

Sources Mémorial de la Shoah, Paris, France

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