Ephemeride de la Shoah 24 Avril

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI

24 Avril
1941 Création d’un ghetto à Lublin : 34 000 juifs y sont entassés. Il leur est interdit d’en sortir. 10 000 juifs seront dispersés dans des ghettos plus petits du côté de Lublin.
1942 Plusieurs centaines de juifs de Kuty, considérés comme trop vieux ou trop malades pour travailler sont déportés. De nombreux déportés meurent au cours des marches forcées. A l’exception de 20 personnes, tous les juifs se trouvant encore à Zablotov sont déportés au ghetto de Kolomyya.
1943 En ce jour, 4 000 juifs sont assassinés à Izbica (du côté de Lublin).
1945 Gazage de 1 441 malades à Mauthausen

Gerda Blachmann, Breslau, Allemagne
24 avril 1923

Gerda était la fille unique d’une famille juive. Ils vivaient à Breslau, une grande ville industrielle située sur l’Oder. Avant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive de Breslau était la troisième plus importante d’Allemagne. Son père travaillait comme vendeur pour une grande société de matériel et de construction. Gerda fréquenta l’école publique jusqu’à l’âge de 9 ans, où elle fut alors admise dans une école catholique de filles.

1933-39 : J’ai marché dans la ville pour voir les ravages d’un pogrom. Les fenêtres des boutiques juives avaient volé en éclats. Les cendres d’une synagogue continuaient à couver. Je suppliai mes parents de quitter l’Allemagne. Plusieurs mois plus tard, ils décidèrent que nous devions fuir. Nous obtînmes des visas pour Cuba et partîmes du port de Hambourg sur le Saint-Louis le 13 mai 1939. Arrivés à Cuba le 27, on nous dit que nos visas n’étaient pas valables. L’entrée nous étant refusée, nous dûmes rentrer en Europe.

1940-44 : Déguisées en fermières, ma mère et moi conduisîmes une charrette de foin derrière la patrouille de la frontière allemande vers une ferme située sur la frontière franco-suisse. Nous descendîmes un petit ravin, traversâmes un ruisseau puis passâmes sous une clôture barbelée qui marquait la frontière officielle. Mais nous fûmes appréhendées par les gardes-frontière suisses et détenues toute la nuit. Le lendemain, nous fûmes mises dans un train avec d’autres réfugiés. Personne ne nous dit où nous allions ni ce qui allait nous arriver.
Gerda fut internée dans un camp de réfugiés en Suisse pendant deux ans, puis travailla à Berne dans une usine de confection de chemisiers jusqu’à la fin de la guerre. Elle émigra aux Etats-Unis en 1949.

http://www.6millionsdemesfreres.com
Source: http://www.ushmm.org

Publicités
Cet article, publié dans france, histoire, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s