Ephemeride de la Shoah 20 Avril

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI

20 Avril
1941
Les juifs de Belgrade doivent se faire recenser et porter obligatoirement l’étoile jaune. 9 145 juifs sont recensés.
1942 Il est interdit aux juifs d’Allemagne d’utiliser les transports en commun.
1943  En l’honneur de l’anniversaire de Hitler, 30 intellectuels juifs, médecins, avocats, ingénieurs, détenus dans plusieurs dépendances du camp de Janovska près de Lwow (Ukraine) sont conduits dans une gorge près des sablières de Piaski pour y être fusillés. 1944 Les juifs doivent s’installer dans le ghetto qui vient d’être délimité à Maramarossziget (Hongrie).

Karl Stojka, Wampersdorf, Autriche
20 avril 1931

Karl était le quatrième des six enfants d’une famille tsigane catholique qui vivait dans le village de Wampersdorf situé à l’est de l’Autriche. Les Stojka appartenaient à un clan tsigane appelé les Lowara Roma et gagnaient leur vie comme marchands de chevaux itinérants. Ils vivaient dans une roulotte et passaient l’hiver à Vienne, capitale de l’Autriche. Les ancêtres de Karl avaient vécu en Autriche pendant plus de deux siècles.
1933-39 : J’ai grandi habitué à la liberté, aux voyages et au dur labeur. En mars 1938, nous avions garé notre roulotte pour l’hiver sur un terrain à Vienne. L’Allemagne a annexé l’Autriche juste avant mon septième anniversaire. Les Allemands nous ont ordonné de ne pas sortir de notre roulotte. Mes parents l’avaient donc transformé en un châlet de bois mais je n’avais pas l’habitude d’être entouré par des murs en permanence. Mon père et ma sœur aînée ont commencé à travailler à l’usine et je suis entré à l’école.
1940-44 :
En 1943, ma famille a été déportée vers le camp Nazi de Birkenau qui comptait des milliers de Tsiganes. Nous étions entourés de fils barbelés. En août 1944, seuls deux mille Tsiganes ont été laissés en vie ; neuf cent dix-huit des nôtres ont été placés dans un convoi à destination de Buchenwald dans le cadre du travail obligatoire. Là-bas, les Allemands ont jugé que deux cents d’entre nous étaient incapables de travailler et nous ont renvoyés à Birkenau. J’étais l’un d’eux ; ils ont pensé que j’étais trop jeune. Mon frère et mon oncle leur ont affirmé que j’avais quatorze ans mais que j’étais nain. J’ai pu rester. Les autres sont repartis et ont été gazés.
Karl fut ensuite déporté dans le camp de concentration de Flossenburg. Il fut libéré près de Roetz, en Allemagne, par les troupes américaines, le 24 avril 1945.
Après la guerre, il retourna à Vienne.

http://www.6millionsdemesfreres.com
Source: http://www.ushmm.org

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