Ephemeride de la Shoah 27 Mars

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI
.

27 Mars
1941
La Roumanie prend des mesures antisémites en ordonnant notamment la séparation des Juifs d’avec le reste de la population.
1942 Les notables et intellectuels juifs, arrêtés par les nazis le 12 décembre
1941
lors d’une rafle à Paris, sont déportés vers les camps d’extermination de l’Est. Un convoi de 1 112 déportés du camp de transit de Compiègne (France) part pour le camp d’extermination d’Auschwitz. Les juifs français étant encore protégés, le convoi comprend surtout des juifs de nationalité étrangère. 19 d’entre eux seulement survivent jusqu’à la libération d’Auschwitz, en 1945.
1942  Goebbels mentionne dans son journal que les juifs sont déportés à l’Est : « On y fait emploi des procédés assez barbares et qui ne méritent pas d’être décrits de plus près. Peu de Juifs y survivent ». Drancy le Bourget : première déportation massive de Juifs Français : 1.148 hommes sont emmenés au camp d’Auschwitz, 19 personnes en reviendront vivantes. Mise en service de la chambre à gaz de Mauthausen.
1944 Avec l’approche de l’Armée Rouge, les allemands entreprennent des actions de liquidation a  Riga, Vilna et Kovno. Dans cette dernière ville, des centaines d’enfants sont assassinés. certains parents empoisonnent leurs enfants pour leur éviter un tel sort.
1944 Un convoi de 1 000 hommes et femmes quitte Drancy pour le camp d’extermination d’Auschwitz. A leur arrivée, 480 d’entre eux sont aussitôt envoyés dans les chambres à gaz. Seuls 185 de ces déportés, dont 60 femmes, survivent jusqu’à la libération du camp par les Russes, en 1945.
1944 Les policiers juifs du ghetto de Riga (Lettonie), commandés par Levine, aident le mieux possible la résistance clandestine du ghetto. La Gestapo découvre leurs activités et convoque les 140 policiers au siège de l’autorité allemande d’occupation. Ils y sont torturés et 40 d’entre eux, les plus élevés dans la hiérarchie, sont fusillés. Les autres sont renvoyés dans le ghetto. Pendant deux jours, 2 000 juifs sont assassinés à Kaunas (Lituanie). Les victimes sont, pour la plupart, des enfants et des vieillards.

Hélène Berr, Paris France
27 Mars 1921

« Je sais pourquoi j’écris ce journal, je sais que je veux qu’on le donne à Jean si je ne suis pas là lorsqu’il reviendra. Je ne veux pas disparaître sans qu’il sache tout ce que j’ai pensé pendant son absence. »

Cette jeune fille Juive et Française, aura eu un destin comparable a celui d’Anne Frank, pour avoir écrit et décrit l’occupation allemande et pour avoir été également déportée a Bergen-Belsen. En assassinant Hélène, les nazis ont détruit une âme juive de plus, mais surtout une jeune fille de plus vouée a un avenir certain auprès des écrivains, surement parmi les meilleurs.
Son journal commence le 7 avril 1942, et s’achève à Drancy le 15 février 1944. Les derniers mots, « Horror ! Horror ! Horror ! », font écho à la pièce de Shakespeare, Macbeth, où Macduff s’exclame de façon similaire « O horror, horror, horror ! ». Mais cette dernière phrase rappelle aussi fortement le « The horror ! The horror ! » de Kurtz, à la fin du roman Au Cœur des ténèbres de Joseph Conrad (l’une des nombreuses lectures d’Hélène Berr).

Le Journal est constitué de 262 feuillets volants, « couverts à l’encre bleue ou noire et au crayon d’une fine écriture qui se fait de plus en plus hâtive au fil des pages ». Sa publication résulte de la volonté de Mariette Job, la nièce d’Hélène Berr et ancienne libraire, qui, connaissant ce texte par des copies circulant dans sa famille, selon le vœu d’Hélène, il avait été remis après la guerre à Jean Morawiecki, son fiancé et futur diplomate, et était resté entre ses mains. Ce dernier a institué Mariette Job légataire du journal.
Le manuscrit du journal est déposé en 2002 au Mémorial de la Shoah. Il est publié pour la première fois en janvier 2008.

« Née dans une famille juive de vieille souche française, Hélène Berr préparait l’agrégation d’anglais. Ce journal raconte la vie quotidienne et les épreuves, comme le port de l’étoile jaune en juin 1942, de la jeune femme.
Ne pouvant passer l’agrégation en raison des Lois anti-sémites du régime de Vichy sur le statut des Juifs, Hélène Berr se présente au siège de l’Union générale des israélites de France (Ugif) où elle est recrutée comme assistante sociale bénévole le 6 juillet 1942. Trois mois plus tôt, à l’occasion d’une dédicace qu’elle obtient de Paul Valéry, Héléne Berr entame ce jour là, le 7 avril 1942, un « Journal » que, Patrick Modiano compare au style de Katherine Mansfield.

Hélène Berr est arrêtée à son domicile situé dans le 7ème arrondissement de Paris, le 8 mars 1944, détenue au camp de Drancy, puis déportée à Auschwitz avec son père et sa mère. De ce camp, elle est envoyée à celui de Bergen-Belsen le 27 mars 1944, jour de ses 23 ans. Un matin, ne pouvant se lever à l’heure de l’appel, elle est battue à mort par une gardienne, quelques jours avant la libération du camp par les troupes anglaises, le 10 avril 1945.

Hélène Berr était la fille de Raymond Berr (1888-1944), polytechnicien (X 1907), ingénieur du corps des Mines, vice-président de l’entreprise Kuhlmann, qui fusionnera plus tard avec Péchiney, déporté par le même convoi qu’elle le 27 mars 1944.

Le nom d’Hélène Berr a été donné à une médiathèque du douzième arrondissement de Paris.

Source: Le Livre De La Mémoire Juive De Simon Wiesenthal http://www.6millionsdemesfreres.com
Source: http://www.ushmm.org

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