Ephéméride de la Shoah : 30 Septembre

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent des victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

30 Septembre
1939 
Plusieurs juifs sont tués quand les troupes allemandes occupent Novy Dvor Mazoviecki (district de Varsovie), où vivent 4 000 juifs. La communauté locale remonte au début du XVIIIe siècle.
1941 Les SS assassinent 300 juifs à Troki (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie).
– 1 000 juifs de Tallin (R.S.S. d’Estonie) sont massacrés quand les Allemands occupent la ville.
– Fin des préparatifs pour la création d’un ghetto à Riga (R.S.S. de Lettonie) : en comptant les juifs de la campagne qui ont survécu aux massacres organisés par les Einsatzgruppen (commandos spéciaux d’extermination), le nombre des internés atteint 30 000 personnes.
1942  Les juifs se défendent farouchement contre les nazis à Korzec (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine) où 2 000 juifs environ sont assassinés par les SS et la police ukrainienne.
– Les nazis assassinent 400 juifs du village de Koziany, près de Minsk (R.S.S. de Biélorussie). – 900 juifs de Magierov (district de Lvov) sont déportés à Raya Ruska.
– 2 100 juifs de Rozdol (district de Stanislavov, R.S.S. d’Ukraine) et 1 000 juifs de Zydaczow (district de Stanislavov) sont déportés vers la ville de Stryj.
– Les nazis déportent 1 000 juifs de Tarnopol (Galicie orientale, R.S.S. d’Ukraine) au camp d’extermination de Belzec.
– Un convoi quitte le camp de regroupement de Drancy (France) avec 210 juifs déportés au camp d’extermination d’Auschwitz, où tous sont assassinés.
– Le jour de la fête de Souccoth [fête des Tabernacles, à l’occasion de laquelle il est d’usage de construire des cabanes rappelant les huttes où vécurent les Hébreux pendant les quarante ans qu’ils passèrent dans le désert après la sortie d’Égypte (N.D.T.).], le ghetto de Zelechov (province de Varsovie) est liquidé : les internés sont déportés au camp d’extermination de Treblinka.
– Plusieurs centaines de juifs parviennent à s’enfuir et combattent dans des unités de partisans avec des Polonais et des Russes. Beaucoup tombent dans les combats et très peu survivent. Au début de la guerre, la ville comptait 5 500 juifs. Sa communauté remontait au XVIIe siècle.
– Le même jour, 4 000 juifs du ghetto de Parysov et de ses environs, 2 150 juifs de Laskaczev (district de Lublin) et 2 500 juifs de Mordy (district de Lublin) sont déportés, eux aussi, à Treblinka.
1943  Fin d’une Aktion de six semaines dirigée contre les juifs de Czortkov (R.S.S. d’Ukraine), au cours de laquelle les SS ont assassiné 46 000 personnes.

Michal Scislowski, Siedlce, Pologne
30 septembre 1922

Michal était l’un des deux enfants d’une famille catholique qui vivait à Siedlce, une grande ville située à 70 kilomètres environ à l’est de Varsovie. Le père de Michal était officier de renseignement dans l’armée polonaise. Comme son stationnement changeait fréquemment, la famille vécut dans plusieurs villes longeant la frontière soviéto-polonaise. Enfant, Michal aimait la photographie et faisait partie des scouts.
1933-39 : Nous vivions à Wilejka, une ville proche de Vilno, lorsque les Allemands attaquèrent la Pologne le 1er septembre 1939. L’armée soviétique nous avait envahis par l’est le 17 septembre et mon père était parti avec son unité pour éviter d’être capturé par les Soviétiques. Ma mère, ma soeur et moi restâmes à Wilejka. A l’école, mes professeurs furent remplacés par des officiers de l’armée russe qui nous enseignèrent la doctrine russe et communiste.
1940-45 : En 1940, je m’enfuis vers Varsovie dans la Pologne occupée par les Allemands. Ma mère et ma sœur me rejoignirent plus tard et nous ouvrîmes une épicerie fine aux abords de Varsovie. En septembre 1942, je fus arrêté par les SS, soupçonné, comme de nombreux autres jeunes Polonais, de faire partie de la résistance. Je m’évadai mais fus à nouveau repris en mars 1943 puis détenu dans la prison Pawiak à Varsovie. Après avoir été interrogé et battu, je fus expédié à Auschwitz où je survécus à peine à la privation de nourriture, aux brutalités et à une pneumonie non soignée. En 1944, on m’envoya dans le camp de Flossenbürg, en Allemagne.
Michal fut libéré pendant une marche de la mort vers Dachau, en avril 1945. Il travailla avec l’armée américaine pendant cinq ans en Allemagne et en France avant d’émigrer en Amérique en 1950.

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