Ephéméride de la Shoah : 25 Septembre

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent des victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

25 Septembre
1941 
A l’entrée de la première brigade de cavalerie SS en Polésie (U.R.S. S.), son commandant, Fegelein, ordonne : « Tous les partisans doivent être fusillés. Tous les juifs doivent être considérés comme des partisans et fusillés aussi. Les femmes et les enfants juifs doivent être refoulés vers les marais. »
– Les SS assassinent 1 000 juifs dans le village d’Olkieniki (Polésie, R.S.S. de Biélorussie).
1942  4 000 juifs de Kaluszyn (province de Varsovie) et 700 juifs de Stanislavov (R.S.S. d’Ukraine) sont déportés au camp d’extermination de Treblinka.
– 928 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork et un convoi avec 1 004 juifs, hommes et femmes, de diverses nationalités du camp de regroupement de Drancy (France) partent pour le camp d’extermination d’Auschwitz. 15 déportés seulement du convoi venu de Drancy survivront jusqu’à la libération du camp en 1945.
– Quarante-huit heures après Yom Kippour, le jour du Grand Pardon, tous les juifs d’Ivanovo (R.S.S. de Biélorussie) sont assassinés. Des juifs ont vécu à Ivanovo depuis le XVIIe siècle.
1944  Les internés juifs des camps de concentration de la région de Riga (R.S.S. de Lettonie), tels Kaiserwald et Salaspils, sont déportés par mer au camp de concentration du Stutthof, près de Dantzig (Gdansk). Les internés non valides ont été fusillés dans les camps ou dans les forêts voisines.

Martin Hans Munzer, Seesen, Allemagne
25 septembre 1893

Hans naquit dans une famille juive installée dans une ville au nord-ouest de l’Allemagne. La famille s’était installée à Berlin lorsque le père de Hans y avait obtenu un poste de professeur d’histoire dans un collège. Après avoir obtenu son diplôme de l’université, Hans se maria et s’installa avec sa femme Margaret dans un appartement à Berlin. En 1920, leur fils Wolfgang vit le jour. Hans travaillait comme représentant pour une société d’articles de mercerie.
1933-39 : Lorsque les nazis ont remporté les élections il y a quelques semaines, j’ai eu peur pour les gens qui, comme moi, sont membres actifs du Parti Socialiste. J’avais raison. Quelqu’un vient juste de glisser un message sous ma porte, avec l’avertissement suivant : « Les nazis raflent les socialistes » et, en ma qualité de superviseur de la section locale du Parti Démocrate Socialiste, je suis sur leur liste. Nous allons partir à la hâte et essayer de sous-louer une chambre sous un nom d’emprunt dans un autre quartier.
1940-44 : Voilà bientôt dix ans que je me suis enfui d’Allemagne. Ma seconde épouse, Lucie, et moi avons vécu à Paris puis lorsque j’ai fait faillite avec mon associé, nous avons décidé de venir à Nice. Cette ville est un havre de paix pour les Juifs en France parce que les Italiens, qui occupent cette région, nous laissent tranquilles. Lucie et moi dirigeons une bibliothèque. Nous pensons quelquefois partir vers l’Espagne puis, de là, aux Etats-Unis, mais nous nous sentons encore en sécurité ici, en France.
En septembre 1943, les troupes allemandes occupèrent Nice. Six mois plus tard, Hans et Lucie furent déportés via Drancy, dans la banlieue de Paris, vers Auschwitz où ils furent gazés à leur arrivée.

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