Ephéméride de la Shoah : 22 Septembre

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent des victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

22 Septembre
1939 
En application de l’accord germano-soviétique, les Allemands remettent Brest-Litovsk (Pologne) aux autorités soviétiques. 30 000 juifs y vivent à l’époque, la communauté remontant au XIVe siècle. Les autorités soviétiques arrêtent et déportent immédiatement en Sibérie les notables de la communauté et liquident les institutions juives.
– Les 3 000 juifs de Lancut (province de Rzeszow, Pologne) sont conduits hors de la ville vers la rivière San, la frontière soviétique, et obligés de traverser la rivière à la nage. De nombreux juifs périssent noyés, beaucoup d’autres sont tués par les nazis. La communauté juive de Lancut remonte au milieu du XVIe siècle.
1941  Les SS assassinent 1 200 juifs à Wiloczan (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie). – Le jour de Rosh ha Shana, le Nouvel An juif, le ghetto de Pruzana (district de Brest-Litovsk, R.S.S. de Biélorussie) doit être agrandi par suite de l’arrivée de 2 000 juifs des environs et de 2 000 juifs de Bialystok.
– Le jour de Rosh ha Shana, Mgr Josef Tiso, président de la République slovaque, créée par les Allemands en 1938 après l’occupation de la Tchécoslovaquie et tout à leur dévotion, ordonne aux juifs de porter l’étoile jaune.
– Le jour du Nouvel An juif, 28 000 juifs de Vinnitza (R.S.S. d’Ukraine) et de ses environs, enfermés dans le ghetto de la ville, sont assassinés par les nazis. Parmi eux se trouvent 2 500 juifs de Litin (district de Podolie). Les communautés de Vinnitza et de Litin existaient depuis le XVIe siècle.
1942  Un autre convoi de 1 000 juifs, en majorité des vieillards de Tchécoslovaquie, quitte le ghetto de Theresienstadt en direction de l’est. On pense que ces juifs ont été déportés à Minsk pour y être assassinés, mais on ne connaît aucun survivant.
– Les SS et la police ukrainienne assassinent 2 000 juifs à Aleksandia (Volhynie).
– 225 juifs sont brûlés dans leurs maisons par les SS à Syrokomia (district de Lublin).
– 1 800 juifs sur les 7 000 internés dans le ghetto d’Opatov (province de Kielce, Pologne) sont sélectionnés et déportés dans les camps de la région de Lublin. Des juifs vivaient à Opatov depuis le milieu du XVIIe siècle.
– 2 500 juifs de Jadovo (district de Varsovie), 2 800 juifs de Sokolov Podlaski (district de Varsovie) et 7 500 juifs de Wegrov (district de Varsovie), où restent 100 juifs, sont déportés au camp d’extermination de Treblinka.
– A Sokolov Podlaski, 500 juifs réussissent à se cacher mais sont découverts par les nazis et fusillés. 700 juifs parviennent à se réfugier dans les bois, mais, pour la plupart, ils sont tués eux aussi par les nazis. Seul un petit nombre de juifs de cette ville parvient à se joindre aux partisans.

Bruna Sevini, Trieste, Italie
22 septembre 1923

Bruna était l’aînée de deux enfants nés dans une famille juive parlant italien installée dans la ville cosmopolite de Trieste. Son père, né à Vienne, avait servi dans l’armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale. Il fut naturalisé Italien dans les années 20 après avoir épousé la mère de Bruna. Elevée dans une Italie fasciste, Bruna fréquentait les écoles publiques de Trieste et était fière d’être italienne.
1933-39 :
En septembre 1938, je fus surprise de lire sur un mur une inscription anti-juive. Puis les lois raciales furent annoncées. Je fus exclue de mon collège public et mon père fut renvoyé de son emploi. J’entrais alors dans nouvelle école privée, créée par des professeurs juifs ayant perdu leurs postes. Cette école se composait de petites classes dirigées par d’excellents professeurs. Ironie du sort, mes examens et mes diplômes furent tous validés par l’Etat italien.
1940-44 : Nous fûmes heureux d’apprendre la destitution de Mussolini en juillet 1943, mais sa chute laissa place à l’occupation allemande de l’Italie. Nous partîmes vers le sud mais fûmes pris dans une rafle. Dans l’attente de ma déportation vers l’Allemagne, j’assistais à une messe de Noël en prison. L’Evêque de Rimini me dit de ne pas désespérer et de croire aux miracles. Trois jours plus tard, la prison fut touchée lors d’un raid aérien. Nous nous échappâmes vers un couvent au sud de Rimini et découvrîmes que l’évêque avait donné instruction au couvent d’offrir un abri aux réfugiés, sans poser de questions ni demander d’argent.
Bruna fut libérée au couvent par les troupes britanniques le 23 septembre 1944, le lendemain de son vingt-et-unième anniversaire.

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