Ephéméride de la Shoah : 16 Aout

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent de s victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

16 Août
1942
2 000 juifs sont assassinés à Pohost (Ukraine) par les nazis, assistés de volontaires ukrainiens. 1943 Tous les juifs du ghetto de Sosnoviec, près de Katowice (Pologne), sont déportés, à l’exception d’un millier de personnes, au camp d’extermination d’Auschwitz.
– Révolte des internés juifs au camp de travail forcé de Krychov (Pologne), cruellement réprimée par les SS.
– Sur une grande échelle à Bialystok sous la direction personnelle du chef des SS et de la police de Lublin. 
Un mouvement de résistance prend corps dès que l’Action projetée est connue de la population juive. Il parvient à faire sortir de nombreux juifs de la ville et les combattants cachés dans les bois attaquent les Allemands à plusieurs reprises. Les résistants juifs s’installent dans des points fortifiés et se battent contre les nazis jusqu’au dernier. Les nazis déportent alors 40 000 hommes et femmes aux camps d’extermination de Treblinka et de Maïdanek. 
Les combattants juifs cachés dans la forêt poursuivent la lutte contre les nazis. Presque tous y perdent la vie. Seulement 950 juifs de Bialystok survivront à l’occupation nazie, soit comme partisans ou réfugiés dans les bois, soit cachés par des amis polonais sous une fausse identité, soit comme rescapés d’un camp de concentration. De ce jour au 18 août, reprise des déportations au ghetto de Bialystok. Les familles sont séparées sur l’ordre d’Himmler. De nombreux Juifs sont exécutés au cours du processus de sélection. Le lendemain, 1 200 enfants sont sélectionnés pour être déportés à Theresienstadt. Un mois plus tard, ceux qui étaient encore vivants ont été envoyés à Birkenau. 53 adultes se sont portés volontaires pour se joindre à eux. Plus de 48 000 Juifs ont été déportés du ghetto de Bialystok.
– Dans le Ghetto de Bialystok, les juifs se révoltent en vain contre la déportation.
1944
Un convoi de seize juifs quitte Vienne (Autriche) pour le camp de concentration de Theresienstadt.
– Au cœur de la forêt de Compiègne, des déportés de Royallieu sont chargés dans les wagons à bestiaux. Le 17 août 1944 au matin, le convoi s’ébranle pour Buchenwald. Ce sera le dernier train de déportés en partance de Compiègne à franchir la frontière allemande. 
Huit mois plus tard, à la Libération du camp de Buchenwald, Sur les 1 250 déportés que comptaient ce convoi, moins de 300 sont encore en vie.

Flora Mendelovicz, Berchem, Belgique
16 août 1930

Les parents roumains de Flora avaient émigré à Anvers, en Belgique, à la fin des années 1920 pour fuir l’antisémitisme. Le père de Flora tenait un atelier d’ébénisterie. Anvers comptait une forte communauté juive. Il y avait des boucheries, des boulangeries et des épiceries qui vendaient de la nourriture casher. Flora était l’aînée des trois filles de la famille. A la maison on parlait yiddish.
1933-39 :
Lorsque je suis arrivée le premier jour à la maternelle publique, j’ai été étonnée d’apprendre qu’il y avait d’autres langues que le yiddish ! Tous les jours, après l’école, j’allais dans une école yiddish où j’apprenais la culture juive. En 1937, mon père perdit sa boutique. Il trouva un emploi de charpentier sur les bateaux et commença à voyager à travers le monde. En novembre 1938, nous avons appris que Papa s’était installé en Amérique. Il espérait que nous pourrions l’y rejoindre.

1940-44 : Comme les Allemands avaient envahi la Belgique en mai 1940, nous avons dû porter une étoile jaune. Au début de ma dernière année d’école primaire, en septembre, les enfants me bousculaient et m’insultaient parce que j’étais Juive. Un jour, on nous interdit d’aller à l’école. J’ai pris ma soeur avec moi et j’ai dit, « C’est bon, si nous ne pouvons pas étudier, allons au parc. » Dans le parc, un panneau avertissait « Interdit aux Juifs et aux chiens. » Alors nous sommes allées au cinéma, mais il y avait encore le même panneau. Je lui ai dit, « Ne t’inquiète pas, nous allons acheter une glace, » mais là encore un panneau interdisait aux Juifs d’être servis. Nous sommes retournées chez nous, honteuses. En 1942, nous avons dû porter l’étoile jaune.

Sur les conseils d’un ami incorporé dans l’armée allemande, la famille Mendelovicz s’enfuit à Bruxelles. Flora fut cachée dans des couvents en Belgique. Elle échappa aux déportations grâce aux efforts du résistant Georges Ranson et du Père Bruno Reynders (un moine bénédictin), entre autres. En 1946, Flora et sa famille émigrèrent aux Etats-Unis. Elle travailla d’abord comme couturière puis acheva ses études et devint professeur.

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