Ephéméride de la Shoah : 31 Juillet

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent de s victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

31 Juillet
1938
En Allemagne, un décret permettant au ministère de la justice d’annuler les testaments juifs contraires « au sain jugement du peuple 1941 Le haut chef SS Reinhard Heydrich se fait signer par Hermann Göring, n° 2 du régime, un ordre officiel secret qui lui confie la recherche et la mise en œuvre d’une « solution finale au problème juif »
– Massacre à Kichinev de 12.000 Juifs par les SS.
– Göring confie à Heydrich l’évacuation de tous les juifs d’Europe.
1942 1007 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork et 1 049 hommes et femmes du camp de regroupement de Pithiviers (France) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz, 14 survivront à la libération.
– 1000 juifs arrivant à Minsk (Biélorussie) du camp de concentration de Theresienstadt sont déviés sur Baranovitch, où ils sont entassés dans des wagons puis gazés.
– 1000 juifs sont transférés du camp de Thierenstadt à Baranowice, où ils sont mis à mort dans des camions à gaz.
– La police française prend la décision de déporter d’abord les mères juives des camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande.
1943 Un convoi part du camp de transit de Drancy  pour le camp d’extermination d’Auschwitz avec 1 000 déportés, 727 seront gazés. 28 hommes et 18 femmes survivront à ce massacre.
– 1000 juifs, hommes et femmes, sont déportés du camp de regroupement de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz, où 727 d’entre eux sont aussitôt gazés. – 1563 juifs, dont 20 enfants, sont déportés du camp de regroupement de Malines (Belgique) au camp d’extermination d’Auschwitz. Seuls 40 déportés de ce vingt et unième transport survivront jusqu’à la libération du camp, en 1945.
1944 178 juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp d’extermination d’Auschwitz.
– 300 orphelins juifs sont déportés de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz, où ils sont gazés.
– 20 juifs, appartenant à un groupe qui effectue une marche de la mort de Varsovie à Zychlin, meurent d’épuisement à Lowicz (Pologne).
– 1300 juifs sont déportés du camp de regroupement de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz, où 726 d’entre eux sont immédiatement gazés. 209 hommes et 141 femmes survivront jusqu’à la libération du camp par l’armée soviétique, en 1945.
– 213 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp de concentration de Theresienstadt.
– Un vingt-sixième transport avec 563 juifs, dont 47 enfants, quitte le camp de regroupement de Malines (Belgique) à destination du camp d’extermination d’Auschwitz. 186 juifs survivront jusqu’à la libération du camp, quelques mois plus tard.
– Un train quitte Paris avec à son bord 300 enfants déportés.
– Le dernier train « Convoi N°75 » quitte Drancy-Le-Bourget pour Auschwitz. Les convois ont déporté 75 721 juifs au moins,  de France, dont 23.000 ressortissants français et 47 000 étrangers. Moins de 2 500 sont revenus.

Julian Noga, Skrzynka, Pologne
31 juillet 1921

Bien que les parents de Julian, des catholiques polonais, eurent émigré aux Etats-Unis avant la Première Guerre mondiale, sa mère revint en Pologne et Julian naquit dans un village proche de la grande ville de Tarnow, située dans le sud de la Pologne. Julian fut élevé à Skrzynka par sa mère, dans leur ferme de quatre hectares, tandis que son père était resté aux Etats-Unis.

1933-39 : A 16 ans, je quittai la maison et travaillai comme plongeur dans un club juif raffiné du centre de Tarnow. Lorsque les Allemands nous envahirent en septembre 1939, je revins dans mon village. Là-bas, 27 Juifs de Skrzynka – des gens que je connaissais – furent contraints de creuser leurs propres tombes puis furent exécutés. Dans la forêt voisine, je trouvais un fusil qu’avait abandonné un soldat polonais dans sa fuite et je le cachais. Mais je fus dénoncé et déporté en Autriche pour effectuer des travaux agricoles pour un riche propriétaire terrien près de Linz.

1940-44 :
Je tombais amoureux de Frieda, la fille du propriétaire, et elle m’aimait elle aussi. Son père refusa notre idylle, et l’installa dans une autre ferme. Nous continuions à nous voir en secret, même si la loi nazie interdisait toute histoire d’amour entre les Polonais et les Allemands. La Gestapo m’avait prévenu : « Si tu revois Frieda, tu seras pendu. » Je fus réaffecté dans une autre ferme mais nous continuâmes à nous fréquenter jusqu’à mon arrestation le 19 septembre 1941. Je fus emprisonné non loin de là, puis transféré à Flossenbuerg pour effectuer un travail harassant dans une carrière.

Julian fut libéré le 23 avril 1945 pendant une marche forcée hors de Flossenbuerg. Réunis après la guerre, Julian et Frieda se marièrent et émigrèrent aux Etats-Unis.

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