Ephéméride de la Shoah : 17 Juillet

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives,
tous les JUIFS furent de s victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

17 Juillet
1941
Entre le 17 juillet et le 31 août , 85 578 Juifs sont abattus en URSS. Ces massacres massifs continuèrent  au long de l’année 1941 et au-delà de celle-ci. – 10 000 juifs sont assassinés par l’unité d’action D à Kichinev (Bessarabie), où vivent 70 000 juifs au moment de son occupation par les troupes allemandes et roumaines.
1942
995 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Minsk (Biélorussie), où ils sont fusillés par les SS. – Second jour de la grande rafle dans la région parisienne, ordonnée par les autorités allemandes d’occupation et exécutée par les autorités françaises : tous les juifs qui n’ont pas été arrêtés le premier jour sont recensés puis transportés vers divers centres de regroupement, d’où ils sont déportés vers plusieurs camps de concentration à l’Est.

Eva Brigitte Marum, Karlsruhe, Allemagne
17 juillet 1919

Eva Brigitte était la benjamine des trois enfants d’une famille de Juifs allemands. Ils vivaient dans la capitale du Bade, un état longeant le Rhin au sud-ouest de l’Allemagne. Ses amis et camarades de classe l’appelaient Brigitte et sa famille la surnommait « Brix ». Elle grandit au sein d’un foyer laïque et fréquenta les écoles publiques. Son père était un dirigeant local du parti Social-Démocrate.

1933-39 :
En 1933, les Nazis arrivèrent chez les Marum et arrêtèrent le père d’Eva parce qu’il était un anti-nazi actif. Deux mois plus tard, elle le vit soudain « mis en spectacle » dans les rues, dans un camion découvert, publiquement humilié sur le chemin qui le menait vers un camp de concentration. Après cela, Eva refusa de rester à l’école. Après la mort de son père, sa mère et elle émigrèrent en France en avril 1934.

1940-43 :
Les Français libérèrent Eva d’un camp d’internement pour les étrangers, mais la situation empira lors de la défaite française en 1940. En 1941, la sœur d’Eva obtint des passages sur un bateau à vapeur et des visas de sortie vers l’Amérique pour elle-même, pour Eva et leur mère, mais Eva était enceinte de neuf mois et les commandants du bateau ne la laissèrent pas monter à bord. Toute seule, abandonnée par le père de son bébé, Eva mit au monde son enfant à Marseille. Incapable de subvenir aux besoins de son fils, elle le plaça lorsqu’il eut un an dans un foyer pour enfants juifs réfugiés à Limoges.

Prise dans une rafle dans le sud de la France en janvier 1943, Brigitte fut déportée à Sobibor, où elle mourut. Son fils survécut et fut emmené en Palestine en 1945.

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