Ephéméride de la Shoah : 15 Juillet

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent de s victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

15 Juillet
1941 1
150 juifs sont arrêtés à Dünaburg (Lettonie), puis fusillés et jetés dans des tombes creusées à l’avance. 1942 1 135 Juifs d’Amsterdam convoqués « pour aller travailler en Allemagne » sont aussitôt déportés les premiers à Auschwitz. La cadence des rafles et des convois est telle que dès septembre 1943, les Allemands proclament la capitale néerlandaise judenrein (libre de Juifs). Sur 120 000 Juifs hollandais, 105 000 ont été déportés à Auschwitz et Sobibor, dont 5 500 seulement ont survécu.
1943 800 juifs sont déportés du camp de Jasenovac (Yougoslavie) au camp d’extermination d’Auschwitz, où ils sont immédiatement mis à mort.
1944 Liquidation du ghetto de Siauliai (Lituanie) : une partie des juifs est déportée au Stutthof, près de Dantzig.

Rubin Segalowicz, Ivenets, Pologne
15 juillet 1920

Rubin était le second des quatre enfants d’une famille juive d’Ivenets, une ville située au nord-est de la Pologne, à soixante-dix kilomètres environ à l’ouest de Minsk. Son père était boucher. Rubin fréquenta l’école primaire publique d’Ivenets jusqu’à l’âge de dix ans, puis il fréquenta la Yeshiva pour y suivre une instruction religieuse.
1933-39 :
En 1936, après la yeshiva, j’ai gagné ma vie comme peintre en bâtiment. A Ivenets, les gens se tenaient devant les magasins juifs et refoulaient les clients, en leur disant de ne pas acheter aux Juifs. En septembre 1939, l’Allemagne a envahi la Pologne ; plusieurs semaines plus tard, l’armée soviétique l’a envahie à son tout par l’Est. Les Soviétiques avaient nationalisé toutes les entreprises mais notre vie quotidienne n’avait guère changé. Je suis parvenu à conserver mon emploi de peintre.

1940-44 :
En 1941, l’Allemagne a envahi l’URSS. J’ai été déporté à Novogrudok en 1942 mais je me suis évadé pour rejoindre les partisans soviétiques. Cet hiver-là, ma patrouille est entrée dans un village pour se venger des collaborateurs pro-allemands. Nous avons traversé une rivière pour y arriver, nous avons tué les sympathisants et incendié une partie de la ville. Alors que nous partions, l’un de mes camarades s’est approché d’un homme pour lui prendre ses bottes; c’était un soldat allemand ! Nous avons couru vers la rivière, certains de ne pas y parvenir et d’être tués avant d’atteindre l’autre rive. Par chance, la rivière avait gelé pendant la nuit et nous avons pu nous enfuir.


Rubin combattit aux côtés des partisans jusqu’à la libération par l’Armée Rouge en 1944. Après la guerre, il vécut en Autriche et en Italie avant d’émigrer aux Etats-Unis en 1949.

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