Ephéméride de la Shoah : 9 Juillet

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent de s victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

9 Juillet
1941 Les nazis ordonnent la création d’un ghetto pour les juifs de la ville de Kaunas (Kovno) à Viliampob (Lituanie). Le transfert doit être terminé en quatre semaines. Les juifs reçoivent l’ordre de porter une étoile jaune. Des juifs sont arrêtés et fusillés à la moindre occasion.
1944 5 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Theresienstadt.
Hilda Kusserow, Dembogora, Pologne
9 juillet 1888
Hilda naquit sur un territoire gouverné par l’Allemagne jusqu’en 1919. Professeur et peintre, elle épousa Franz Kusserow et s’installa en Allemagne de l’Ouest avant la Première Guerre mondiale. Puis elle donna naissance à onze enfants et devint témoin de Jéhovah. A partir de 1931, la demeure des Kusserow, située dans la petite ville de Bad Lippspringe, devint le quartier général de la congrégation des témoins de Jéhovah.
1933-39 : Les nazis venaient perpétuellement fouiller notre maison car notre famille restait résolument dévouée à Jéhovah. Je continuai mon travail de missionnaire bien qu’on me l’eût interdit. En 1936, je fus arrêtée et emprisonnée pendant six semaines. A ma sortie, je continuai à organiser des réunions d’étude de la Bible chez nous, même après l’emprisonnement de mon mari. En 1939, la police envoya trois de mes enfants dans des foyers d’accueil pour y être « rééduqués. »
1940-44 : Deux de mes fils furent exécutés pour avoir refusé d’entrer dans l’armée allemande. Mon mari rentra chez nous le 16 août 1940. Et comme nous continuions à organiser des études bibliques, je fus arrêtée avec mon mari et nos filles Hildegard et Magdalena en avril 1941. J’ai accompli une peine de deux ans. Lors de ma libération, on me dit que je pouvais rentrer chez moi si je signais une déclaration de renonciation à mon culte. Je refusai et fus déportée dans le camp de concentration de Ravensbrück où je retrouvais deux de mes filles qui étaient déjà là depuis un an.
Au cours d’une marche forcée depuis Ravensbrück, Hilda et ses deux filles furent libérées par les Soviétiques en avril 1945. La guerre achevée, elles retournèrent à Bad Lippspringe.
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