Ephéméride de la Shoah : 3 Mai

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent de s victimes. NI PARDON – NI OUBLI.

3 Mai
1942 Les membres du Conseil juif de Bilgoraj (du côté de Lublin) sont fusillés pour avoir refusé de coopérer avec la Gestapo. 1944 10 000 juifs supplémentaires viennent s’ajouter aux 12 000 déjà enfermés dans une briqueterie à Kolozsvar (Roumanie). Tous seront déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. – 35 000 juifs sont déportés du ghetto surpeuplé de Nadyvarad (Grosswardein, Hongrie) au camp d’extermination d’Auschwitz. 1945 Les bateaux prisons Cap Arcona et Thielbach sont coulés devant Neustadt (Holstein, Allemagne). De nombreux juifs figurent parmi les victimes. – 233 juifs hongrois de Debrecen sont fusillés dans le village de Persenbeug (Autriche) et leurs cadavres brûlés. – A Lubeck, 500 Juifs sont tués en essayant d’atteindre un bateau contenant 7 000 Juifs qui doivent être évacués.

David Bergman, Velikiye-Bychkov, Tchécoslovaquie
3 mai 1931

David naquit dans une famille juive pratiquante d’une petite ville de Ruthénie, la province la plus à l’est de la Tchécoslovaquie, gouvernée par la Hongrie jusqu’en 1918. Située dans les Carpates, la ville était tellement isolée que les nouvelles en provenance du reste du pays étaient lues par un garde-champêtre dans le jardin public du centre-ville. Le père de David étaient tailleur, sa mère couturière.

1933-39 : Pendant que mes parents travaillaient, j’aimais rester chez moi à m’amuser. Nous avions une jolie maison avec tout le confort nécessaire, et même une remise. Un officier de l’armée tchèque vécut chez nous jusqu’à ce que les Hongrois annexent notre province en mars 1939. Ensuite, à l’école, nous devions prêter serment d’allégeance à la Hongrie. Les policiers hongrois, des plumes sur leurs chapeaux verts, patrouillaient dans nos rues pour faire appliquer les lois anti-juives.

1940-44 : Je fus déporté à Auschwitz en 1944 [et peu après dans le camp de concentration de Plaszow]. Plus tard, dans le camp de Reichenbach, je fus conduit avec 150 autres personnes vers un autre camp de concentration , dans un wagon à bestiaux ouvert. Les plus faibles d’entre nous s’écroulaient et étaient piétinés. Après que la moitié du wagon fut morte, il fut possible de s’asseoir sur les corps. Quelqu’un tomba sur moi – il était mourant. Je n’avais eu ni eau ni nourriture depuis quatre jours. Avec le peu de force qui me restait, je dégageais le corps et m’affalais sur lui. Il essaya de me repousser mais nous étions tous deux trop faibles. Dans un dernier effort, il me mordit la jambe et mourut.

David fut l’un des trois survivants du voyage de sept jours qui le conduisit vers le camp de Dachau. Il fut libéré près d’Innsbruck, en Autriche, en mai 1945 et émigra aux Etats-Unis en 1947.

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