Ephéméride de la Shoah : 15 Février

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI.

Irena Sendler La mère des enfants de la Shoah 15 Fevrier 1910

15 Février
1940  Des juifs de Stralsund (Allemagne du Nord) sont déportés vers l’est, dans le  » protectorat  » de Lublin, où la plupart d’entre eux périssent.
1941 Un transport quitte Vienne (Autriche). 996 juifs sont déportés vers Opole et Pulawy (Pologne).
1943 Dans le camp de concentration de Brazlav (Ukraine), la première ayant eu lieu en septembre 1942 30 juifs sont fusillés par les Allemands et des gardes russes.
– Au ghetto de Bialystok. 1000 Juifs sont exécutés, 10 000 sont emmenés vers Treblinka.
1944 773 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) au camp de concentration de Bergen-Belsen (Allemagne).
1945 7 juifs sont déports de Vienne (Autriche) vers le ghetto et camp de concentration de Theresienstadt.

Irena Sendler
La mère des enfants de la Shoah
15 Fevrier 1910

Lorsque l’Allemagne envahit son pays en 1939, Irena était infirmière au Bureau d’aide sociale de Varsovie, et gérait les cantines populaires de la ville. En 1942 les nazis établirent un ghetto à Varsovie. Irena, horrifiée par les conditions de vie dans ce ghetto, rejoignit le Conseil pour l’aide aux Juifs..

Elle réussit à identifier les bureaux sanitaires qui devaient lutter contre les maladies contagieuses..
Comme les envahisseurs allemands craignaient une possible épidémie, de typhus, ils permirent aux Polonais de contrôler ces établissements. Très vite, elle se mit en contact avec les familles auxquelles elle proposait d’emmener leurs enfants hors du ghetto. Mais elle ne pouvait leur garantir de réussir.. C’était un moment terrible, elle devait convaincre les parents de lui confier leurs enfants alors qu’ils lui demandaient :
“Pouvez-vous me promettre que mon enfant vivra…? »
…mais qui pouvait promettre quand et s’ils réussiraient à sortir du ghetto?
La seule certitude était qu’ils mourraient s’ils y restaient.

Les mères et grands-mères ne voulaient pas se séparer de leurs enfants et petits-enfants. Irena le comprenait parfaitement étant elle-même mère; elle savait parfaitement que le moment le plus dur de cette démarche était la séparation d’avec les enfants. Parfois, quand Irène venait avec ses assistantes rendre visite aux familles pour les faire changer d’avis, elle ne pouvait que constater qu’ils avaient déjà été tous emmenés dans les trains vers la mort. A chaque fois que cela lui arrivait, elle luttait encore plus fort pour sauver encore plus d’enfants.

Elle commença par les faire sortir en ambulance, comme victimes du typhus. Mais très vite elle utilisa tout ce qui était à sa portée, pour les cacher et les faire sortir du ghetto : sacs d’ordures, boîtes à outils, emballages de marchandises, sacs de patates, cercueils…

Entre ses mains, tout se transformait en moyen pour s’échapper. Elle réussit à recruter au moins une personne dans chacun des dix centres du Département de l’aide sociale. Grâce à cela, elle établit des centaines de fausses pièces d’identité avec des fausses signatures pour donner une identité temporaire à ces enfants juifs.

Irena passa toute cette période de la guerre à penser à la paix. Elle  ne voulait pas seulement maintenir ces enfants en vie. Elle voulait aussi qu’un jour chacun de ces enfants puisse récupérer leurs vrai nom,
leur vraie identité, leur histoire personnelle, leur famille.

Aussi, eut-elle l’idée d’archiver le nom des enfants et leur nouvelle identité. Elle notait les éléments sur des petits morceaux de papier qu’elle gardait dans des boîtes de conserve avant de les enterrer sous un pommier dans le jardin du voisin.

Elle conserva ainsi, sans que personne la soupçonne , le passé de 2.500 enfants ..jusqu’au départ des nazis.. Mais un jour les nazis eurent vent de ses activités. Le 20 octobre 1943, Irena Sendler fut arrêtée par la  Gestapo et emmenée à la prison de Pawiak pour y être  brutalement torturée.
C’est dans un coussin de paille dans sa cellule qu’elle trouva une image de Jésus Christ. Elle la conserva comme preuve d’un miracle pendant tous les durs moments de sa vie jusqu’à ce qu’en 1979 elle s’en sépare et l’offre au Pape Jean-Paul II.

Irena était la seule à connaître les noms et adresses des familles qui avaient recueilli les enfants juifs; elle endura la torture et refusa de trahir aucun de ses collaborateurs ni aucun des enfants cachés. En plus de tortures innombrables, on lui rompit les pieds et les jambes. Mais personne ne put rompre sa volonté. Aussi fut-elle condamnée à mort.

Une sentence qui ne fut jamais accomplie car, sur le chemin de l’exécution, le soldat qui l’accompagnait la laissa s’échapper. La Résistance avait soudoyé le garde parce qu’on ne voulait pas qu’Irène meure avec le secret de la cachette des enfants. Elle figura officiellement sur la liste des exécutés.
Ainsi, à partir de ce moment, Irena poursuivit son travail mais sous une fausse identité.

A la fin de la guerre, elle déterra elle-même les bouteilles et utilisa ses notes pour retrouver les 2.500 enfants qu’elle avait placé dans des familles adoptives. Elle les réunit avec leurs proches, disséminés dans toute l’Europe , mais la majorité avait perdu leur famille dans les camps de concentration nazis.
Les enfants ne la connaissaient que sous son nom de code : Jolanta.

Des années plus tard, quand son histoire apparut dans un journal accompagnée de ses photos de l’époque, plusieurs personnes commencèrent à l’appeler pour lui dire :
“Je me rappelle ton visage …je suis l’un de ces enfants, je te dois la vie, et je voudrais te voir …”

Irena a dans sa chambre des centaines de photos de quelques uns des enfants survivants ou de leurs propres enfants.
Son père, un médecin, qui mourut du typhus quand elle était encore petite,
lui a enseigné la chose suivante :
“Aide toujours celui qui est en train de se noyer, sans considération de religion ou de nationalité. Aider chaque jour quiconque est une nécessité que te dicte  ton cœur”

Irena Sendler est depuis des années clouée à un fauteuil roulant par suite de lésions dues aux tortures infligées par la Gestapo.
Elle ne se considère par comme une héroïne. Elle ne s’est jamais glorifier de  ses actions. Et à chaque fois qu’on lui pose la question, Irena répond :
“On ne plante pas des graines de nourriture. On plante des graines de bonnes actions. Essayez de faire des chaînes de bonnes actions, pour les entourer et les faire se multiplier”.

Irena, Vous permettez que je vous appelle Irena,
Irena est décédée le 12 Mai 2008, Vous étiez la preuve, que le monde savait, que personne n’avait d’excuses, quand un petit bout de Femme, se dresse devant l’Hydre nazi, rien ne peut lui résister.
Merci, Irena, grâce a vous, j’ai encore fois en l’espèce, même si certain n’ont rien a faire chez les Humains, ni chez les bêtes d’ailleurs.

Source: Ce document m’est parvenu en espagnol, sans indication de source. J’ai pensé qu’il serait bon de le traduire en français et le diffuser.
Michel Grinberg – Jérusalem  fév. 2008 – Adar I 5768

http://www.ushmm.org

http://www.6millionsdemesfreres.com

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