Ephéméride de la Shoah : 8 Février

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI.

Alice Lok, Budapest, Hongrie 7 février 1929

8 Février
1940 La police allemande ordonne à tous les juifs de Lodz/Litzmannstadt (Pologne) de déménager dans le ghetto de Baluty.
1941 Création du ghetto d’Amsterdam.
– Pogrom à Amsterdam, à l’instigation du fasciste Mussaert et des occupants allemands.
1944 1 015 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) au camp d’extermination d’Auschwitz.
– 1 000 Juifs de Hollande sont déportés à Birkenau, parmi lesquels de nombreux malades.
1945 

Au cours de la nuit, 180 déportés, dont beaucoup de juifs, transférés du camp de concentration de Buchenwald (Allemagne), sont fusillés entre la gare et le camp de concentration de Mauthausen (Haute-Autriche parce qu’ils sont incapables d’avancer dans la neige profonde.

Alice Lok, Budapest, Hongrie
7 février 1929

Alice a grandi au sein d’une famille juive à Sarvar, en Hongrie, près de la frontière autrichienne. Elle avait deux frères plus jeunes et une sœur plus âgée. Son père travaillait pour l’entreprise familiale d’import/export de tissage de tapis et était souvent absent, en déplacement dans leurs bureaux de Budapest. Le grand-père d’Alice était le responsable de la communauté et président de l’une des synagogues de Sarvar.

1933-39 : J’ai eu des relations très particulières avec mon grand-père. Je l’admirais. Les gens savaient qu’ils pouvaient toujours compter sur lui pourquoi que ce soit. Il invitait souvent des orphelins juifs à dîner à la maison. A chaque shabbat, notre maison était ouverte à ceux qui venaient étudier des textes sacrés ensemble. J’adorais écouter les histoires magnifiques que grand-père racontait, et il me demandait de lui servir de scribe et de retranscrire ses histoires.

1940-44 : En avril 1944, j’avais alors 15 ans, les Allemands envahirent Sarvar et ils y établirent un ghetto. Deux mois plus tard, je fus déportée à Auschwitz avec ma mère, ma sœur et mes frères. A l’arrivée, je fus envoyée dans un camp pour les enfants âgés de 15 ans et moins. J’ai cherché ma sœur Édith partout et lorsque je pus la localiser, je lui envoyai un message. Par miracle, Édith avait échangé sa place avec quelqu’un de mon camp. Le vendredi soir, pour le shabbat, nous priions dans le seul endroit où nous pouvions nous réunir en secret : les latrines. D’autres enfants nous rejoignaient pour prier.

Deux jours après la libération, la sœur d’Alice fut transportée dans un hôpital de la Croix Rouge. Elle ne la revit plus jamais.
Après la guerre, Alice émigra aux États-Unis où elle devint artiste.

http://www.ushmm.org

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