Ephéméride de la Shoah : 7 Février

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI.

Judith Beker, Jonava, Lituanie 7 février 1929

7 Février
1940  La police allemande pénètre dans le ghetto de Zychlin (Pologne) et massacre plusieurs centaines de juifs dans les rues. La majorité des membres du Conseil juif et leurs familles figurent parmi les victimes. La police juive du ghetto est liquidée, elle aussi, par les Allemands.
1942 Plusieurs centaines de juifs du ghetto de Stolpce (Biélorussie) sont emmenés au cimetière juif pour y être assassinés.
– Sixième ordonnance  relative aux mesures contre les Juifs.
1. Limitation des heures de sortie. Il est interdit aux Juifs d’être hors de leurs logements entre 20 et 6 heures.
2. Interdiction du changement de résidence. Il est interdit aux Juifs de changer le lieu de leur résidence actuelle.
3. Dispositions pénales. Celui qui contreviendra aux dispositions de la présente ordonnance sera puni d’emprisonnement et d’amende, ou d’une de ces peines. En outre, le coupable pourra être interné dans un camp de Juifs.

Judith Beker, Jonava, Lituanie
7 février 1929

Judith était l’une des trois enfants d’une famille juive parlant yiddish installée dans une ferme près de la ville lituanienne de Jonava. La mère de Judith avait reçu une éducation juive et la transmettait à ses filles à la maison. Son fils, Abe, suivait les cours d’une école juive à Jonava.Le père de Judith travaillait dans l’industrie du bois.

1933-39 : A l’automne 1938, six mois après le décès de mon père, ma mère et moi partîmes pour Kovno, la capitale de la Lituanie. J’avais 9 ans. A cette époque, Kovno comptait une forte communauté juive:près d’un tiers de la population totale de la capitale. Ma mère était couturière et nous nous sommes installées à Kovno pour trouver du travail et nous rapprocher de mon frère et de ma sœur aînés qui travaillaient déjà là-bas.

1940-45 : L’Union Soviétique occupa la Lituanie en 1940; l’Allemagne l’envahit à son tour un an plus tard. En 1943, j’avais 14 ans, ma famille fut déportée au camp de concentration de Stutthof. Dès notre arrivée, nous fûmes contraintes de nous mettre au garde-à-vous ; une surveillante corpulente marchait fouet à la main, en disant,  » Personne ne partira d’ici vivant.Vous êtes tous condamnés. » Puis on nous emmena pour être examinées. Une femme de la rangée devant moi avait eu les dents arrachées et le sang coulait de sa bouche. Lorsque ce fut mon tour, un garde mit sa main entre mes jambes, à la recherche d’objets précieux que j’aurais cachés.

Judith et sa sœur s’enfuirent au cours d’une marche forcée à l’extérieur de Stutthof pendant l’hiver 1944. Plus tard, se faisant passer pour chrétiennes,elles purent s’échapper vers le Danemark où elles furent libérées en 1945.

http://www.ushmm.org

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