Ephéméride de la Shoah : 3 Février

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI.

Kato Dicker Nagy, Ujpest, Hongrie Février 1912

3 Février
1939 Une bombe posée par un fasciste hongrois explose dans une synagogue de Budapest durant un service religieux. Un homme est tué, plusieurs autres sont blessés.
1943 1 000 juifs sont déportés du ghetto de Grodek Jagiollonski (Ukraine) au camp d’extermination de Belzec (Pologne), où tous sont assassinés.
– 950 juifs sont déportés de Berlin, capitale du Reich, au camp d’extermination d’Auschwitz.
– Près de 1 000 juifs sont assassinés à Borislav (Ukraine).
– Le deuxième transport de l’année quitte le camp de regroupement de Drancy. 1 241 hommes et femmes sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. 985 d’entre eux sont poussés dans les chambres à gaz dès leur arrivée. 184 sont des enfants. 38 seulement survivent jusqu’à la libération du camp, 26 hommes et 12 femmes survivront à la libération.

Kato Dicker Nagy, Ujpest, Hongrie
Février 1912

Quatrième de cinq enfants, Kato naquit au sein d’une famille juive qui possédait un magasin de meubles prospère et une scierie à Ujpest, à sept kilomètres de Budapest. Jeune fille, Kato aimait chanter et jouer du violon avec l’“orchestre” familial dans leur grande demeure. Elle était également sportive et adorait nager, faire du vélo et jouer au tennis. Kato adorait également pratiquer l’aviron sur le Danube avec ses amis.

1933-39 : Jeune mariée, je m’installais à Zagyvapalfalva, une ville au nord-est de Budapest qui n’abritait que cinq ou six familles juives. Mon mari y possédait un grand magasin ; j’en tenais la caisse. Nous adorions pique-niquer et sortir avec le notaire, le receveur des postes et d’autres amis – jusqu’en 1939. Les jeunes nazis nous terrifiaient lorsqu’ils proclamaient des slogans antisémites et venaient taper à nos fenêtres la nuit. L’un d’entre eux était le fils du notaire.

1940-44 : Le 19 mars 1944, les Allemands envahirent la Hongrie. Plusieurs mois plus tard, on nous déporta mon bébé et moi. Nous fûmes entassés dans un wagon à bestiaux bondé pendant trois jours cauchemardesques. Je m’occupais de Sandor et du bébé d’une amie qui n’avait plus de lait. Lorsqu’il nous aida à descendre du train, à Auschwitz, un homme me murmura : “Confie ton bébé à une vieille femme qui s’en occupera pendant que tu travailleras. Le soir, tu le retrouveras.” Cela m’apaisa quelque peu et je confiais mon petit Sanyika à une vieille femme, la suppliant de prendre soin de lui.

Kato, âgée de 34 ans, fut emmenée aux travaux forcés. Elle apprit par la suite que les bébés et les personnes âgées avaient été gazés lors de leur arrivée.
Kato fut libérée du camp de Mauthausen en 1945.

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