Ephéméride de la Shoah : 28 Janvier

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent des victimes.
NI PARDON – NI OUBLI.

Franz Monjau, Cologne, Allemagne Janvier 1903

28 Janvier
1943 A la suite d’une Aktion qui a duré deux jours, les SS déportent plusieurs centaines de juifs du ghetto de Wolkowysk (province de Grodno, U.R.S.S.) au camp d’extermination d’Auschwitz.
– 9 juifs de Vienne (Autriche) sont déportés au ghetto de Theresienstadt.
1945 A Malki (district de Brodnica, Pologne), 75 femmes juives sont fusillées par les SS.

Franz Monjau, Cologne, Allemagne
Janvier 1903

Après le collège, Franz Monjau étudia la peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf,se destinant à l’enseignement artistique. Il se joignit à un groupe d’avant-garde qui réfutait la peinture traditionnelle. Par la suite, il enseigna l’art à des lycéens. Pour Franz, la dérive vers le fascisme était terrifiante tout comme l’était l’antisémitisme croissant. Mais n’étant qu’à moitié Juif, il ne s’inquiétait pas pour sa propre sécurité.

1933-39 : Hitler devint Chancelier le jour du trentième anniversaire de Franz. Cinq mois plus tard, Franz fut arrêté. Selon la loi nazie, il était un « Mischlinge » (« Mélange » : né d’un seul parent juif) et il lui fut interdit de peindre, d’exposer et d’enseigner. Sa femme eut également interdiction d’enseigner car elle était « mariée à un non Aryen. » Un directeur de musée employa Franz en secret, mais la Gestapo le découvrit et Franz fut renvoyé. Les nazis l’envoyèrent travailler en usine après le début de la guerre.

1940-44 : Franz et son épouse parvinrent à aider la résistance anti-nazis. Mais sa femme fut envoyée à Berlin pour travailler dans un hôpital militaire. En1943, les Alliés bombardèrent leur maison et presque toutes les œuvres d’art de Franz furent détruites. Puis sa mère, une Juive convertie au catholicisme,fut déportée au ghetto de Theresienstadt. Les bombardements continuèrent. Franzalla se cacher lorsque les Nazis se mirent à déporter les « Mischlinge. » Il fut dénoncé à l’automne 1944, interné dans un « camp de redressement par le travail », puis déporté au camp de concentration de Buchenwald.

Franz mourut dans les baraquements d’expérimentation médicale de Buchenwald le 28 février 1945. La dernière note qui parvint clandestinement à sa femme disait,
« Je suis à Buchenwald. Au revoir. Franz. »

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