Ephéméride de la Shoah : 27 Novembre

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent des victimes.
Plus de 5000 de mes frères, étaient assassinés par jour de 1942 à 1945.
NI PARDON – NI OUBLI.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Johanna (Hanne) Hirsch, Karlsruhe, Allemagne 28 novembre 1924

27 Novembre
1938 Dans une lettre adressée à Speer, Göring écrit : « en vertu des règlements (…) portant sur l’expulsion des Juifs des logements, magasins et entrepôts, il est prévu que l’inspecteur général du bâtiment (Speer) bénéficiera d’un droit de préemption » sur les logements ainsi libérés.
1941 A La Haye, les nazis ordonnent la création de quartiers juifs dans les grandes villes des Pays-Bas, où les juifs des petites villes de province doivent s’installer.
1942 2 500 juifs du ghetto de Buczacz (Ukraine) sont déportés au camp d’extermination de Belzec. 250 juifs sont fusillés dans le ghetto même.
– 2 000 juifs du ghetto de Tlumacz (Pologne) sont déportés au camp d’extermination de Belzec.

Johanna (Hanne) Hirsch, Karlsruhe, Allemagne
28 novembre 1924

Hanne naquit dans une famille juive dans la ville allemande de Karlsruhe. Son père, Max, était photographe. Lorsqu’il mourut en 1925, la mère de Hanne, Ella, continua à tenir son studio. En 1930, Hanne fréquenta l’école publique.

1933-39 : En avril 1933, notre studio, comme les autres entreprises des Juifs à Karlsruhe, fut placardé de slogans pendant le boycott anti-juif : « N’achetez rien aux Juifs. » A l’école, l’une de mes camarades de classe me rendit tellement furieuse par ses moqueries que je déchirai son pull. Après les pogroms de novembre 1938, le studio tourna à plein régime car il fallait faire des photos pour les nouvelles cartes d’identité frappées du « J » que les Juifs devaient porter sur eux. Le studio resta ouvert jusqu’au 31 décembre, date à laquelle toutes les entreprises juives devaient être fermées.

1940-44 : En 1940, nous fûmes internés à Gurs, le camp de détention de Vichy à la frontière franco-espagnole. J’appris par une assistante sociale qu’un curé du village de Le Chambon voulait faire sortir des enfants du camp. Cette assistante sociale, de la Société d’Aide aux Enfants, me fit sortir. La liberté était merveilleuse. Mais en 1942, les rafles allemandes parvinrent jusqu’à Le Chambon et je dus aller me cacher dans deux fermes différentes. Les paysans étaient heureux de nous aider. L’un d’entre eux dit : « Bien que n’ayant peu, nous souhaitons aider les autres. » Au début de l’année 1943, je m’enfuis vers la Suisse.

Après la guerre, Hanne vécut dans plusieurs villes de Suisse. En 1945, elle épousa Max Liebmann et, trois ans plus tard, elle émigra avec son mari et sa fille aux Etats-Unis.

Source http://www.ushmm.org

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