Ephéméride de la Shoah : 17 Novembre

Si toutes les victimes du Nazisme n’étaient pas juives, tous les JUIFS furent des victimes.
Plus de 5000 de mes frères, étaient assassinés par jour de 1942 à 1945.
NI PARDON – NI OUBLI.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Ceija Stojka, Kraubath sur le Knittelfeld, Autriche 1933

17 Novembre
1938 Première législation italienne anti-juive. Les Juifs se voient fermer le service civil ; les Juifs devenus citoyens après 1918 sont privés de leur citoyenneté et doivent quitter l’Italie. Les officiers Juifs de l’armée italienne sont radiés. L’un deux, le Colonel de Segre, se suicidera devant ses hommes.
1942 Les derniers juifs de Krasnik (province de Lublin) sont déportés au camp d’extermination de Belzec. Plusieurs centaines d’entre eux parviennent à fuir dans les bois. 2 unités de partisans s’organisent pour lutter contre les nazis. Eduard Forst dirige l’une d’elles, le groupe Berek Joselowicz. Le dernier groupe de 30 juifs, chargé de travaux d’entretien au camp d’extermination de Treblinka, est fusillé par les SS.
1943 995 Juifs de Hollande sont envoyés à Birkenau. 531 sont gazés, y compris 166 enfants.
– Il ne demeurait plus dans les camps que quelques SS et des Ukrainiens. A Treblinka, il restait même un groupe de détenus Juifs employés à faire disparaître les baraquements et les autres installations, quand le travail fut fini, le derniers groupe de trente détenus de Treblinka fut fusillé en ce jour.

Ceija Stojka, Kraubath sur le Knittelfeld, Autriche
1933

Ceija était l’avant-dernier des six enfants d’une famille de Tsiganes catholiques. La roulotte familiale des Sotjka voyageait avec une caravane qui passait l’hiver dans la capitale de l’Autriche, Vienne, et l’été dans la campagne autrichienne. Les Stojka appartenaient à un clan tsigane appelé les Lowara Roma ; ils gagnaient leur vie comme marchands de chevaux itinérants.

1933-39 : J’ai grandi habituée à la liberté, aux voyages et au dur labeur. Un jour, mon père m’a fabriqué une jupe dans le tissu d’une ombrelle cassée. Lorsque l’Allemagne a annexé l’Autriche en mars 1938, j’avais cinq ans. Notre roulotte était garée pour l’hiver sur un terrain, à Vienne. Les Allemands nous ont ordonné de rester dans notre roulotte. Mes parents ont alors dû la transformer en une maison de bois et nous avons dû apprendre à cuisiner au four et non plus au feu de bois.

1940-44 : Les Tsiganes ont été obligés de se faire enregistrer comme membres d’une autre « race. » Le terrain sur lequel nous étions installés a été clôturé et placé sous surveillance policière. J’avais huit ans quand les Allemands ont emmené mon père ; quelques mois plus tard, ma mère a reçu ses cendres dans une boîte. Ensuite, les Allemands ont pris ma sœur, Kathi. Enfin, ils nous ont tous déportés dans un camp Nazi réservé aux Tsiganes, à Birkenau. Nous vivions à l’ombre de la fumée du four crématoire et nous appelions l’allée qui longeait nos baraquements la « route de la mort » parce qu’elle conduisait aux chambres à gaz.

Ceija fut libérée du camp de Bergen-Belsen en 1945. Après la guerre, elle écrivit et publia des chansons tsiganes sur la Shoah.

Source http://www.ushmm.org

Cet article, publié dans france, histoire, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s