Ephéméride de la Shoah : 29 Octobre

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Hélène Berr Paris France 27 Mars 1921

29 Octobre
1941 Pendant deux jours, 3 000 juifs sont fusillés par les SS dans une carrière de sable près du village de Srednaya Pogulyanka (district de Dünaburg, Dvinsk, R.S.S. de Lettonie).
– Pendant trois jours, 7 000 juifs de Hrubieszov (district de Lublin) sont déportés au camp d’extermination de Sobibor.
– 3 200 juifs de Sandomierz (province de Kielce, Pologne centrale) sont déportés au camp d’extermination de Belzec.
– Le même jour, 2 300 juifs de Drohobycz (R.S.S. d’Ukraine) sont déportés à Belzec. 180 juifs sont fusillés sur place.
– Les SS assassinent les 800 juifs restés à Radomysl (district de Lvov, R.S.S. d’Ukraine).
– 400 juifs de Kamiensk (district de lodz, Pologne) sont déportés par les SS, via Radomsk, au camp d’extermination de Treblinka.
– Les 900 juifs restés à Ulanov (district de Lvov) sont assassinés par les SS et la police ukrainienne.
– 20 000 juifs de Pinsk (R.S.S de Biélorussie) sont conduits hors de la ville et assassinés par les SS en quatre jours.
19432 000 juifs de Zavichost (district de Kielce, Pologne) sont déportés au camp d’extermination de Belzec.

Hélène Berr
Paris France 27 Mars 1921
« Je sais pourquoi j’écris ce journal, je sais que je veux qu’on le donne à Jean si je ne suis pas là lorsqu’il reviendra. Je ne veux pas disparaître sans qu’il sache tout ce que
j’ai pensé pendant son absence. »

Cette jeune fille Juive et Française, aura eu un destin comparable a celui d’Anne Frank, pour avoir écrit et décrit l’occupation allemande et pour avoir été également déportée a Bergen-Belsen.
En assassinant Hélène, les nazis ont détruit une âme juive de plus, mais surtout une jeune fille de plus vouée a un avenir certain auprès des écrivains, surement parmi les meilleurs.

Son journal commence le 7 avril 1942, et s’achève à Drancy le 15 février 1944. Les derniers mots,
« Horror ! Horror ! Horror ! », font écho à la pièce de Shakespeare, Macbeth, où Macduff s’exclame de façon similaire « O horror, horror, horror ! ». Mais cette dernière phrase rappelle aussi fortement le « The horror ! The horror ! » de Kurtz, à la fin du roman Au Cœur des ténèbres de Joseph Conrad (l’une des nombreuses lectures d’Hélène Berr).

Le Journal est constitué de 262 feuillets volants, « couverts à l’encre bleue ou noire et au crayon d’une fine écriture qui se fait de plus en plus hâtive au fil des pages ». Sa publication résulte de la volonté de Mariette Job, la nièce d’Hélène Berr et ancienne libraire, qui, connaissant ce texte par des copies circulant dans sa famille, selon le vœu d’Hélène, il avait été remis après la guerre à Jean Morawiecki, son fiancé et futur diplomate, et était resté entre ses mains. Ce dernier a institué Mariette Job légataire du journal.

Le manuscrit du journal est déposé en 2002 au Mémorial de la Shoah. Il est publié pour la première fois en janvier 2008.

« Née dans une famille juive de vieille souche française, Hélène Berr préparait l’agrégation d’anglais.
Ce journal raconte la vie quotidienne et les épreuves, comme le port de l’étoile jaune en juin 1942, de la jeune femme.

Ne pouvant passer l’agrégation en raison des Lois anti-sémites du régime de Vichy sur le statut des Juifs, Hélène Berr se présente au siège de l’Union générale des israélites de France (Ugif) où elle est recrutée comme assistante sociale bénévole le 6 juillet 1942. Trois mois plus tôt, à l’occasion d’une dédicace qu’elle obtient de Paul Valéry, Héléne Berr entame ce jour là, le 7 avril 1942, un « Journal » que, Patrick Modiano compare au style de Katherine Mansfield.

Hélène Berr était la fille de Raymond Berr (1888-1944), polytechnicien (X 1907), ingénieur du corps des Mines, vice-président de l’entreprise Kuhlmann (qui fusionnera plus tard avec Péchiney, déporté par le même convoi qu’elle le 27 mars 1944.

Hélène Berr est arrêtée à son domicile situé dans le 7ème arrondissement de Paris, le 8 mars 1944, détenue au camp de Drancy, puis déportée à Auschwitz avec son père et sa mère. De ce camp, elle est envoyée à celui de Bergen-Belsen le 27 mars 1944, jour de ses 23 ans. Un matin, ne pouvant se lever à l’heure de l’appel, elle est battue à mort par une gardienne, quelques jours avant la libération du camp par les troupes anglaises, le 10 avril 1945.
Le nom d’Hélène Berr a été donné à une médiathèque du douzième arrondissement de Paris.
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