Ephéméride de la Shoah : 25 Octobre

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Feliks Bruks, Czarnkow, Pologne 11 juillet 1918

25 Octobre
1939  A Jaroslav, des juifs polonais sont chassés de l’autre côté de la rivière San, en territoire soviétique.
1941 16 000 juifs d’Odessa (R.S.S. d’Ukraine) sont conduits hors de la ville et enchaînés par groupes de 40 à 50 personnes. Ils sont jetés dans des tranchés antitank et fusillés. Ce massacre est exécuté par les Roumains avec l’aide du commando spécial
– 300 juifs sont massacrés par les SS à Starodub région de Briansk, R.S.S. d’Ukraine). Quelques jeunes juifs résistent les armes à la main.
– Décret sur la confiscation par l’Etat nazi des biens des Juifs déportés.
– Création du Ghetto de Riga comprenant 30.000 juifs de Riga.
1942 350 juifs d’Osijek (Hongrie) sont déportés au camp d’extermination de Treblinka.
– Tous les juifs norvégiens de plus de seize ans sont arrêtés. Ce jour-là, 209 personnes, au total, sont envoyées par mer d’Oslo à Stettin, d’où elles sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.
1943  Les S.S assassinent 2 000 juifs du camp de Janovska, à Lvov (province de Galicie, R.S.S. d’Ukraine).
– 2 500 femmes de Saloniques sont gazées à Birkenau. Elles chantent l’Hatikva en allant vers les chambres à gaz.

Feliks Bruks, Czarnkow, Pologne
11 juillet 1918

Feliks était le fils unique d’une famille catholique qui vivait à Czarnkow, une ville proche de la frontière allemande, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Poznan. Czarnkow était située sur la Notec. Les parents de Feliks possédaient une usine d’eau minérale, de soda et de bière. Ils livraient leurs marchandises en carriole dans toute la région. Ses parents possédaient également un restaurant et 120 hectares de terre.

1933-39 : En 1937, j’entrai à l’Université de Poznan pour suivre des études de pharmacie. Mais elles tournèrent court car l’armée allemande envahit la Pologne le 1er septembre 1939. Dans le cadre de ma participation aux forces de défense civile à la frontière, je réintégrai l’armée polonaise et repartis vers Varsovie pour combattre la Wehrmacht. Fin septembre, je fis partie des milliers de soldats capturés et détenus dans un champ par l’armée allemande. Au bout de trois jours, je pus m’enfuir et repartir à Czarnkow via Poznan.

1940-45 : Arrêté en 1943 pour avoir participé à la résistance, je fus condamné aux travaux forcés et déporté à Gross-Rosen. Je survécus pendant un mois interminable en « quarantaine », au cours de laquelle 400 hommes moururent dans nos baraquements. J’attrapai une pneumonie et dus aller à l’infirmerie. Sur les cinq infirmeries que comptait le camp, deux étaient « sûres » ; on y avait une chance de guérir et de retourner au travail. Si l’on se trouvait dans l’une des trois autres, c’était la mort à coup sûr. Un contact que j’avais là-bas m’aida à aller dans l’une des infirmeries « sûres ». Lorsque je fus guéri, on m’y affecta comme planton.

Feliks fut l’un des 2 400 survivants d’un convoi de 5 500 prisonniers parqués dans des wagons ouverts qui les transporta pendant six jours vers l’Autriche, en février 1945. Libéré en mai, il émigra aux Etats-Unis en 1951.

http://www.ushmm.org

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