Ephéméride de la Shoah : 22 Septembre

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Berthold Mewes, Paderborn, Allemagne, 19 août 1930

22 Septembre
1939  En application de l’accord germano-soviétique, les Allemands remettent Brest-Litovsk (Pologne) aux autorités soviétiques. 30 000 juifs y vivent à l’époque, la communauté remontant au XIVe siècle. Les autorités soviétiques arrêtent et déportent immédiatement en Sibérie les notables de la communauté et liquident les institutions juives.
– Les 3 000 juifs de Lancut (province de Rzeszow, Pologne) sont conduits hors de la ville vers la rivière San, la frontière soviétique, et obligés de traverser la rivière à la nage. De nombreux juifs périssent noyés, beaucoup d’autres sont tués par les nazis. La communauté juive de Lancut remonte au milieu du XVIe siècle.
1941  Les SS assassinent 1 200 juifs à Wiloczan (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie).
– Le jour de Rosh ha Shana, le Nouvel An juif, le ghetto de Pruzana (district de Brest-Litovsk, R.S.S. de Biélorussie) doit être agrandi par suite de l’arrivée de 2 000 juifs des environs et de 2 000 juifs de Bialystok.
– Le jour de Rosh ha Shana, Mgr Josef Tiso, président de la République slovaque, créée par les Allemands en 1938 après l’occupation de la Tchécoslovaquie et tout à leur dévotion, ordonne aux juifs de porter l’étoile jaune.
– Le jour du Nouvel An juif, 28 000 juifs de Vinnitza (R.S.S. d’Ukraine) et de ses environs, enfermés dans le ghetto de la ville, sont assassinés par les nazis. Parmi eux se trouvent 2 500 juifs de Litin (district de Podolie). Les communautés de Vinnitza et de Litin existaient depuis le XVIe siècle.
1942  Un autre convoi de 1 000 juifs, en majorité des vieillards de Tchécoslovaquie, quitte le ghetto de Theresienstadt en direction de l’est. On pense que ces juifs ont été déportés à Minsk pour y être assassinés, mais on ne connaît aucun survivant.
– Les SS et la police ukrainienne assassinent 2 000 juifs à Aleksandia (Volhynie).
– 225 juifs sont brûlés dans leurs maisons par les SS à Syrokomia (district de Lublin).
– 1 800 juifs sur les 7 000 internés dans le ghetto d’Opatov (province de Kielce, Pologne) sont sélectionnés et déportés dans les camps de la région de Lublin. Des juifs vivaient à Opatov depuis le milieu du XVIIe siècle.
– 2 500 juifs de Jadovo (district de Varsovie), 2 800 juifs de Sokolov Podlaski (district de Varsovie) et 7 500 juifs de Wegrov (district de Varsovie), où restent 100 juifs, sont déportés au camp d’extermination de Treblinka.
– A Sokolov Podlaski, 500 juifs réussissent à se cacher mais sont découverts par les nazis et fusillés. 700 juifs parviennent à se réfugier dans les bois, mais, pour la plupart, ils sont tués eux aussi par les nazis. Seul un petit nombre de juifs de cette ville parvient à se joindre aux partisans.

Berthold Mewes, Paderborn, Allemagne,
19 août 1930

Berthold était enfant unique. Il grandit à Paderborn, une ville située dans une région d’Allemagne de l’est à forte majorité catholique. Paderborn se trouvait près de Bad Lippspringe, où une congrégation de Témoins de Jéhovah s’attachait à accomplir un travail de missionnaire.
Dès 1933, les Nazis proclamèrent les activités des Témoins de Jéhovah hors la loi.

1933-39 : Quand j’avais quatre ans, mes parents sont devenus Témoins de Jéhovah et j’ai commencé à participer avec eux à des réunions secrètes d’étude de la Bible. J’ai fréquenté l’école publique en 1936. Maman a été arrêtée en 1939 et envoyée dans le camp de concentration de Ravensbrück.
A neuf ans, Papa m’a envoyé vivre avec mon oncle à Berlin ; mais, trois mois plus tard, il a été contraint de me remettre aux autorités. Par la suite, Papa a été emprisonné pour avoir refusé de servir dans l’armée.

1940-44 : Les Allemands m’ont envoyé vivre chez un couple sans enfant qui avaient une petite ferme. Le matin, j’allais à l’école et, ensuite, je travaillais un peu à la ferme. Je pouvais écrire une lettre tous les six mois à Papa ou à Maman. Je ne pouvais que prier pour qu’ils soient encore vivants. Même si je n’avais aucun contact avec d’autres Témoins de Jéhovah, ma foi en Jéhovah et dans les préceptes de la Bible m’a aidé à vaincre ma solitude et mes doutes.

Berthold retrouva ses parents en 1945, il avait quinze ans, et la famille recomposée reprit sa vie de Témoin de Jéhovah. Berthold partit ensuite aux Etats-Unis.

Source http://www.ushmm.org

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