Ephéméride de la Shoah : 14 Septembre

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Arthur Karl Heinz Oertelt, Berlin, Allemagne 13 janvier 1921

14 Septembre
1939  Les nazis incendient la synagogue et brûlent des ouvrages religieux et des rouleaux de la Torah sur la place du Marché de Lezajsk (Galicie), choisissant ce jour parce qu’il est celui de Rosh ha Shana, le Nouvel An juif.
– La Gestapo fusille 7 juifs à Nove Miasto (district de Varsovie).
– La police fusille 3 juifs dans le cimetière juif de Dzigorzew (district de Sieradz, Pologne).
– La Wehrmacht arrête 45 juifs, les torture et les assassine à Aleksandrov (Lodzki, Pologne).
– La Gestapo assassine 14 juifs dans la ville de Pultusk, au nord de Varsovie.
– De nombreux juifs sont assassinés lors d’un pogrome déclenché quand les nazis occupent Bilgoraj (province de Lublin), où vivent 5 000 juifs.
– Fiançailles juives à Nuremberg (d’après Kirchner, Judisches Zeremoniell, 1726). Des juifs ont vécu dans cette ville à partir du XVIIe siècle. Elle donna naissance à des écrivains célèbres, tel le prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer.
1942  Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 992 juifs à destination de Minsk (R.S.S. de Biélorussie).
– 902 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork et 1 000 juifs, hommes et femmes, du camp de regroupement de Drancy (France) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. 893 juifs venus de Drancy sont gazés dès leur arrivée. De ce convoi, 45 déportés seulement survivront
jusqu’à la libération du camp, en 1945.
– 700 juifs sont déportés du ghetto de Gorlice (Pologne du sud-est) au camp d’extermination de Belzec.
– La superficie du ghetto de Varsovie est diminuée : les nazis permettent à 35 000 juifs seulement de continuer d’y vivre. Avec l’aide de l’organisation
clandestine juive Zydowska Organizacja Bojowa (Z.O.B.) [Organisation juive de combat (N.D.T.)], outre les internés vivant légalement, 20 000 personnes
restent illégalement dans le ghetto. La résistance commence à préparer l’ultime combat.
1943  1 005 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp d’extermination d’Auschwitz.
– 305 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp de concentration de Theresienstadt.

Arthur Karl Heinz Oertelt, Berlin, Allemagne
13 janvier 1921

Heinz, comme on l’appelait d’ordinaire, naquit dans une famille juive pratiquante dans la capitale allemande. Lui et son frère aîné, Kurt, fréquentaient des écoles religieuses et publiques. Son père était mort lorsqu’il était très jeune. Sa mère, couturière, se battait pour joindre les deux bouts. Ses garçons et elle vivaient dans un quartier majoritairement chrétien.

1933-39 : Je fus terrifié lorsque les troupes d’assaut nazies se vantaient de faire ruisseler leurs couteaux du sang des Juifs. Mais nous n’avions pas d’argent pour quitter Berlin. A la fin de l’année 1939, je fus contraint, avec d’autres Juifs, de travailler pour des sociétés de construction allemandes. Beaucoup parmi nous étaient des professionnels et des hommes d’affaires peu aguerris aux travaux manuels. Nous enlevions des pelletées de saletés et nous transportions des pierres à la main. Les passants se moquaient de nous et les professeurs emmenaient leurs étudiants voir à quoi ressemblaient les Juifs.

1940-44 : En mars 1943, ma mère, Kurt et moi fûmes déportés à Theresienstadt, où nous fûmes rapidement infestés par la vermine, les puces et les punaises. Nous devinmes obsédés par la nourriture. Notre soupe nous était servie par des fainéants qui la tiraient d’une énorme barrique sans même prendre la peine d’en mélanger le contenu, ce qui fait que les morceaux d’aliments restaient au fond. Il fallait que je calcule la place à laquelle j’allais me mettre. Si je me trouvais en début de ligne, je n’avais que de l’eau. Si j’étais trop loin dans le rang, je n’avais rien du tout ou encore de la soupe claire du dessus d’une nouvelle barrique.

Heinz fut libéré près de Flossenbürg en avril 1945, et émigra aux Etats-Unis en 1949.
Kurt survécut à la guerre mais sa mère mourut à Auschwitz.

Source http://www.ushmm.org

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