Ephéméride de la Shoah : 8 Septembre

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés.
Aujourd’hui, voici la liste des âmes juives qui ont été assassinées.
Voici l’histoire de l’une de ces âmes.

Berta Rivkina, Minsk, Byelorussia avril 1929

8 Septembre
1939  Les Allemands occupent la ville de Lodz (Pologne centrale), où vivent 233 000 juifs. Beaucoup d’entre eux parviennent à fuir vers la partie de la Pologne occupée par l’U.R.S.S. Les habitants juifs constituaient le tiers de la population totale de la ville. Toutes les organisations juives y étaient actives, et Lodz possédait ses propres journaux juifs.
– 60 personnes, des juifs pour la plupart, sont assassinées par les nazis à Konskie (Pologne).
– La Wehrmacht assassine 150 juifs à Trzebinia (district de Cracovie).
– La Wehrmacht fusille 41 juifs dans le village de Krasnosiele Lesny (district de Makov Mazoviecki, Pologne).
– L’armée allemande occupe la ville de Skiernievice (province de Lodz, Pologne centrale), où vivent 4 500 juifs. Des juifs ont habité la ville à partir de la seconde moitié du XVIe siècle. On
compte parmi eux des érudits célèbres, tel Rabbi Meïr Yahiel Levi Holzstock.
– Les Allemands occupent Ostrov Mazoviecki (province de Varsovie), où vivent 7 000 juifs. Ils se livrent à un pogrome au cours duquel 50 juifs sont assassinés.
– Plusieurs juifs sont fusillés lors de l’entrée des troupes allemandes à Zyrardov (province de Varsovie), dont la communauté compte 3 000 âmes.
– 150 juifs sont assassinés et la synagogue est brûlée quand les troupes allemandes occupent Rypin (province de Bydgoszcz, Pologne), où vivent 2 500 juifs. Rypin se trouve incorporé dans le Reich allemand et fait désormais partie de la province de Dantzig (Prusse occidentale, aujourd’hui Gdansk).
1942  2 000 juifs de Horodenka (Galicie, R.S.S. d’Ukraine) sont assassinés au cours d’une Aktion de trois jours déclenchée par la Schutzpolizei aidée par la police ukrainienne.
– Un convoi de 1 000 juifs quitte le camp de concentration de Theresienstadt pour MinskTrostinets (R.S.S. de Biélorussie), où les déportés sont fusillés dès leur arrivée.
– Un deuxième convoi de 1 000 juifs, hommes et femmes, quitte le ghetto de Theresienstadt pour Brest-Litovsk. Là, ils montent dans des wagons à ciel ouvert qui les conduisent 10 kilomètres après la gare de Minsk. Des SS armés entourent le convoi. Les juifs doivent descendre et sont dépouillés de tous
leurs biens. 44 juifs vigoureux sont choisis pour décharger les bagages. Tous les autres montent à bord de camions où ils sont asphyxiés par les gaz d’échappement. Leurs cadavres sont enterrés dans des fosses communes creusées dans la forêt de Maly Trostinets.
Les 44 juifs restants sont conduits au camp de Maly Trostinets, où des centaines de juifs se trouvent déjà internés. Ils sont soit fusillés, soit pendus, soit assassinés d’une autre manière par les SS. Quand l’armée soviétique approche du camp, il est incendié. 25 prisonniers parviennent à s’enfuir, mais
4 seulement survivront.
– Un huitième transport de 1 000 juifs, dont 238 enfants, quitte le camp de regroupement de Malines (Belgique) pour le camp d’extermination d’Auschwitz. 34 déportés seulement survivront jusqu’à la libération du camp, en 1945.
1943  Un convoi de 3 442 juifs quitte, Moravska Ostrava (Moravie, Tchécoslovaquie) pour le camp d’extermination d’Auschwitz, où les déportés sont assassinés à leur arrivée.

Berta Rivkina, Minsk, Byelorussia
avril 1929

Berta était la benjamine des trois filles d’une famille Juive de Minsk, la capitale de la Biélorussie. Avant la Seconde Guerre Mondiale, plus d’un tiers de la ville était composé de Juifs. Le père de Berta, comme plusieurs membres de sa famille, travaillait dans une fabrique de meubles étatisée.

1933-39 : Nous vivions dans la Rue Novomesnitskaya au centre de Minsk, à quelques pâtés de maisons de la Svisloch. Ma sœur aînée, Dora, adorait s’y baigner pendant l’été. J’étais en première année de cours moyen à cette époque et il y avait de nombreux réfugiés polonais dans notre ville. L’Allemagne et l’U.R.S.S. avaient divisé la Pologne et les Polonais s’étaient enfuis vers l’Est. Beaucoup d’entre eux étaient venus à Minsk, parce qu’il restaient près de « chez eux », à peine à 30 kilomètres de la frontière soviéto-polonaise.

1940-44 : J’avais 12 ans quand les Allemands arrivèrent à Minsk en 1941 et y établirent un ghetto. Un an plus tard, en essayant d’échapper à une ronde, ma mère et moi nous cachâmes dans un entrepôt. Lorsque nous fûmes découvertes par un garde allemand, j’eus si peur que je commençais à débiter un charabia et me mis à courir – le garde me suivit. Alors que je m’enfuyais, je me heurtais à une autre femme qui semblait venue de nulle part. C’est alors que le garde tira. Nous tombâmes toutes les deux et je fus certaine d’avoir été touchée. Mais je me levais et m’aperçus que je n’étais pas blessée. L’autre femme gisait immobile.

Berta fut emmenée pour être exécutée mais elle réussit à s’enfuir. Plus tard,elle s’échappa du ghetto et rejoignit les partisans soviétiques. Elle fut libérée par l’Armée Rouge en juillet 1944.

Source http://www.ushmm.org

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